Un réseau national d'escroqueries en bande organisée démantelé après des perquisitions en Loire-Atlantique

Trois personnes ont été mises en examen à Verdun dans la Meuse et placées en détention provisoire vendredi 16 octobre pour escroqueries et recels en bande organisée dans toute la France. Le préjudice avoisinant le million d'euros. Des perquisitions ont eu lieu en Loire-Atlantique.
 

© France Télévisions Damien Raveleau
"Le mode opératoire astucieux consistait à détourner des biens achetés frauduleusement afin de les revendre via une filière organisée de receleurs. Le butin était alors réparti entre les différents protagonistes, ce qui leur permettait de financer un train de vie luxueux", explique la gendarmerie.
    
Celle-ci a mené l'enquête depuis avril, quand une entreprise de la Meuse a été victime d'une escroquerie pour un montant de 16.000 euros. 
    
Se faisant passer notamment pour chefs d'entreprise ou banquiers, les suspects achetaient à des sociétés ou à des personnes vulnérables des biens qu'ils ne payaient jamais et revendaient ensuite.

Un préjudice éstimé à 1 million d'euros
  

 "A ce stade de l'enquête pénale, le montant des préjudices est estimé à près d'un million d'euros", indique la gendarmerie dans un communiqué.
    
A l'issue d'une opération de police judiciaire déclenchée mardi et mobilisant 138 militaires, sept personnes ont été interpellées en Meurthe-et-Moselle, dans l'Hérault, en Essonne et dans le Bas-Rhin. A l'issue de leur garde à vue, "les trois initiateurs de ce réseau présumé ont été placés en détention provisoire" par le tribunal de Verdun et d'autres sous contrôle judiciaire.

Des perquisitions en Loire-Atlantique

Parallèlement aux interpellations, "des perquisitions ont également été menées en Loire-Atlantique, Moselle, Saône-et-Loire, Oise, dans les Vosges, et en Alsace", a ajouté la gendarmerie. 
    
Des voitures, des bijoux, des montres de luxe, des grands vins, un fusil et un pistolet automatique ont notamment été saisis, ainsi que plusieurs engins de chantier, d'une valeur estimée à plus de 215.000 euros qui provenaient des escroqueries ou étaient en attente de revente.
 
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