Chantier naval de Saint-Nazaire : Bruno Le Maire promet un accord rapide avec STX-Fincantieri

Giuseppe Bono, le patron de Fincantieri, veut rebapstiser STX Saint-Nazaire "Les chantiers de l'Atlantique" / © LOIC VENANCE / AFP
Giuseppe Bono, le patron de Fincantieri, veut rebapstiser STX Saint-Nazaire "Les chantiers de l'Atlantique" / © LOIC VENANCE / AFP

Le ministre de l'Économie et des Finances Bruno Le Maire a assuré mercredi 19 juillet que le groupe italien Fincantieri était le "bienvenu" au capital de STX France, en précisant qu'un accord pourrait être rapidement trouvé sur la répartition du capital des Chantiers de Saint-Nazaire.

Par Cathy Dogon

Fincantieri est un industriel renommé, Fincantieri est le bienvenu

a déclaré Bruno Le Maire devant la Commission des Affaires économiques de l'Assemblée, assurant que la présence du groupe italien au capital de STX allait permettre "une coopération franco-italienne de grande qualité" dans la construction navale.

"Il n'y a pas de suspicion" vis-à-vis de Fincantieri, "il n'y a pas de rejet, au contraire", a poursuivi  BrunoLe Maire. Dans "les nouveaux équilibres, que nous aurons à définir dans les heures qui viennent, les Italiens sont les bienvenus".

Fincantieri resterait minoritaire au moins 8 ans


Selon un accord négocié par le précédent gouvernement français, le constructeur italien devait reprendre d'abord 48% du capital des chantiers de Saint-Nazaire et rester minoritaire pendant au moins huit ans, épaulé par l'investisseur italien Fondazione CR (Cassa di Risparmio) Trieste à hauteur d'environ 7%.

Côté français, l'Etat devait conserver un tiers du capital et un droit de veto, mais les syndicats et les élus locaux, estimant que Fincantieri serait de facto majoritaire en raison de ses liens avec l'autre actionnaire italien, redoutaient de le voir privilégier ses propres chantiers italiens.

"Garantir la préservation des emplois" 


Le 31 mai, M. Macron avait déclaré vouloir que cet accord "soit revu" afin de "garantir la préservation des emplois" mais aussi la souveraineté de la France.


Le président français avait chargé Bruno Le Maire de négocier un nouvel actionnariat. "Nous aurons dans cet actionnariat Naval group, qui est donc l'ex-DCNS, nous aurons bien évidemment l'Etat, et nous aurons les salariés", car :

Je pense qu'il est important d'associer les salariés au capital de l'entreprise

a expliqué M. Le Maire devant les députés.

"C'est dans ce cadre-là que nous définirons les nouveaux équilibres. Et j'ose espérer que dans les jours qui viennent, nous parviendrons avec les autorités italiennes à nous entendre sur la définition de ce nouvel équilibre", a-t-il poursuivi.

50-50 entre Fincantieri et les actionnaires français ?


Selon des informations publiées mercredi par Le Figaro, l'accord s'orienterait vers un partage à 50-50 entre Fincantieri et les actionnaires français. Emmanuel Macron et le président du Conseil italien Paolo Gentiloni devraient s'appeler de manière imminente, ajoute le quotidien.

Fincantieri était le seul candidat à avoir déposé une offre pour reprendre STX France, filiale florissante du groupe sud-coréen en difficulté STX Offshore and Shipbuilding, et qui exploite les chantiers navals de Saint-Nazaire.

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