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Saint-Nazaire : abandon du projet de port de plaisance

© C.François France 3 Pays de la Loire
© C.François France 3 Pays de la Loire

Si le port de plaisance est techniquement réalisable, c'est une pollution sur le site des anciens frigo STEF qui pose problème. Une pollution qui date d’avant la seconde guerre mondiale.

Par Evelyne Jousset

L'équation est simple, si les études n'avaient pas révélé cette pollution, le projet était chiffré à environ 15M€. Traiter le bâtiment STEF, mettrait le projet complet à environ 40 M€.  "Ce n’est pas raisonnable pour nos finances locales. Le jeu n’en vaut pas la chandelle", estime David Samzun maire se Saint-Nazaire.

Une ambition maritime et littorale

Ce projet de port s'inscrit dans la démarche que se fixe la ville depuis plusieurs années, retrouver sa vocation maritime. Une vocation perdue après la seconde guerre mondiale, après que la ville soit totalement détruite. En tournant le dos à la mer, Saint-Nazaire est devenue une ville industrielle à l'attrait touristique assez limité. Contrairement à Sainte-Marguerite, Saint-Marc-sur-Mer, Pornichet, elle n'a pas misé sur le tourisme populaire. C'est son objectif pour les 20 années à venir. 
 

Soutien des pouvoirs publics

Cette réflexion est accompagnée et soutenue par l’État, le Conseil départemental de Loire-Atlantique, le Grand Port Nantes Saint-Nazaire et la Chambre de commerce et d’industrie. Elle a permis de révéler l'étroite relation qui existe, depuis toujours, entre les quartiers et le bord de mer ou de Loire de "manière évidente ou plus discrète ". Voir ici les quartiers qui devraient transformer la ville. 
 

Utilisation des friches 

Le terrain des anciens frigo STEF pourrait être utilisé dans le cadre du projet de ferme urbaine "Béton A Semer Ensemble" qui va s’installer sur le toit de la base sous-marine. Cela permettra de conserver une vue sur le bassin et la Loire. 
 

Un projet dans l'air du temps

Pour Cédric Derouin, le jardinier urbain de l'association il s'agit  d'"installer sur ce toit, qui rassemble de nombreuses contraintes, des expérimentations de cultures comestibles ou non pour faire un catalogue géant à ciel ouvert de toutes les solutions possibles de végétalisation et de production de la nourriture de demain, au plus près des consommateurs."

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