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STX Saint-Nazaire : l'État espère un repreneur industriel et une participation de DCNS

"La France souhaite que soit privilégié un repreneur avec une vocation industrielle", Christophe Sirugue, secrétaire d'État à l'Industrie / © Franck Dubray / Maxppp
"La France souhaite que soit privilégié un repreneur avec une vocation industrielle", Christophe Sirugue, secrétaire d'État à l'Industrie / © Franck Dubray / Maxppp

Le gouvernement préfèrerait un repreneur industriel pour racheter les chantiers navals STX de Saint-Nazaire, et verrait d'un bon oeil une participation du français DCNS, a déclaré le secrétaire d'Etat à l'Industrie Christophe Sirugue mardi soir.

Par Christophe Turgis


"La France souhaite que soit privilégié un repreneur avec une vocation industrielle", a dit M. Sirugue en réponse à une question sur l'avenir de STX émanant du sénateur PS de Loire-Atlantique Yannick Vaugrenard, lors d'une audition devant la commission des affaires économiques du Sénat sur le projet de loi de finances 2017.
"Je ne trouverais pas anormal que DCNS participe" à un éventuel consortium pour la reprise de STX, "cela me paraîtrait assez cohérent", a ajouté le secrétaire d'État.

Quatre sociétés sont candidates au rachat du groupe sud-coréen en difficulté STX Offshore and Shipbuilding, dont la situation contraste avec sa filiale française florissante STX France à Saint-Nazaire, qui dispose d'un épais carnet de commandes de paquebots de croisière. "À ma connaissance il y a quatre offres, dont deux avec une vocation industrielle", a dit M. Sirugue, sans les détailler.

Selon des médias sud-coréens, le néerlandais Damen, l'italien Fincantieri et le groupe français DCNS sont notamment sur les rangs. Le nom du groupe asiatique Genting Hong Kong, qui a récemment racheté quatre chantiers navals en Allemagne, circule également.
Le tribunal de commerce de Séoul doit se prononcer vendredi sur la recevabilité des différents dossiers de reprise.

M. Sirugue a ajouté avoir fait part de la position française sur STX auprès de l'ambassadeur de Corée du Sud en France et du ministre sud-coréen de l'Industrie, tout en précisant que la décision revenait à la justice sud-coréenne.
Disposant d'un tiers du capital de STX France, l'État français pourrait toutefois user de son droit de veto en cas de décision jugée contraire aux intérêts des chantiers de Saint-Nazaire, ou du dispositif législatif sur les investissements étrangers en France (décret Alstom), a encore prévenu M. Sirugue.

avec AFP

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