Coronavirus : le CHU d'Angers pilote de l'étude Hycovid sur les effets de l’hydroxychloroquine sur le covid-19

Le professeur Vincent Dubéee médecin infectiologue, va conduire avec le professeur Mercat, l'étude "hycovid", pour déterminer avec certitude l'efficacité de l'hydroxychloroquine sur le covid-19 / © Éric Aubron / France Télévision
Le professeur Vincent Dubéee médecin infectiologue, va conduire avec le professeur Mercat, l'étude "hycovid", pour déterminer avec certitude l'efficacité de l'hydroxychloroquine sur le covid-19 / © Éric Aubron / France Télévision

L'étude nommée Hycovid sera conduite depuis le CHU d'Angers avec la rigueur scientifique nécessaire, et avec la plus grande célérité, essentiellement dans les hôpitaux de l'ouest de la France et en région parisienne, pour évaluer, sans soupçon, l'effet de l’hydroxychloroquine sur le covid-19.

Par Christophe Turgis avec Éric Aubron à Angers

Oui ou non, l’hydroxychloroquine peut-elle être efficace pour les patients à haut risque d'aggravation ? C'est la question posée par les professeurs Mercat et Dubée à Angers.

Le CHU d'Angers va donc tester en double aveugle les effets de la chloroquine. Le CHU pilote ce dispositif d'étude car il dispose d’un stock d’hydroxychloroquine pour des recherches qu’il effectue déjà sur d’autres pathologies. Il dispose également du placebo adéquat pour faire un comparatif sur les groupes témoins.

"Cette étude sera réalisée dans des conditions qui ne laisseront pas de place au doute", affirme le professeur Vincent Dubée, médecin infectiologue au CHU d’Angers qui porte le projet.

33 établissements hospitaliers y participent (CHU, centres hospitaliers publics et l'hôpital privé Le Confluent à Nantes). Avec une forte représentation dans l’ouest de la France et en région parisienne.
 

Une étude sur les 75 ans et plus

L’étude baptisée Hycovid sera menée avec une grande rigueur dans un délai très rapide auprès de patients à risque, qui n'ont pas besoin d’une aide respiratoire.

"Ils recevront soit de l’hydroxychloroquine, soit un placebo, sans connaitre la nature du comprimé testé. Leur consentement sera demandé", explique le professeur Alain Mercat, président de la commission médicale du Centre Hospitalier Universitaire d'Angers.

Les patients, hospitalisés ou non, recevront ce médicament en complément de leur prise en charge particulière. Ils auront 75 ans et plus, population où le risque de dégradation est suffisamment élevé pour mesurer l’efficacité de l’étude.

Pour inclure des personnes plus jeunes, il aurait fallu une cohorte de patients plus importante dans un délai plus long.

L'étude sera financée pour 850 000 euros, 600 000 par le CHU d'Angers, le reste par les CH partenaires. Un appel aux dons est lancé par le CHU sur mecenat@chu-angers.fr


 

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