Covid 19 : à Cholet, 3 cas détectés du nouveau variant anglais

Trois membres d'une famille résidant en Angleterre, venue à Cholet pour les fêtes, ont été testés positifs au variant du covid 19.

Trois cas du variant anglais détectés à Cholet, photo d'illustration
Trois cas du variant anglais détectés à Cholet, photo d'illustration © Christophe SIMON / AFP

L'Agence régionale de santé (ARS) des Pays de la Loire a annoncé lundi soir que plusieurs cas du variant britannique ont été repérés dans la région de Cholet, dans le Maine-et-Loire, après la visite pour les fêtes d'une famille résidant en Angleterre.

"Plusieurs membres de la famille ont été testés positifs à la COVID-19 et se sont isolés, a précisé l'ARS, compte tenu de leur origine, des analyses complémentaires ont été confiées au Centre national de Référence. L'Agence Régionale de Santé des Pays de la Loire vient de recevoir ces résultats qui confirment, pour 3 membres de la famille, la présence du nouveau variant anglais". 

L'ARS a réalisé une enquête de contact tracing approfondie qui indique que "la famille, compte tenu des symptômes précoces, s'est isolée à domicile et n'a participé à aucun rassemblement. Malgré les précautions prises, les grands-parents, chez qui la famille a été hébergée, ont été contaminés et l'un d'eux a dû être hospitalisé au centre hospitalier de Cholet, dans une chambre seule au sein d'une unité spécialement dédiée à l'accueil des patients atteints ou suspects de la COVID-19".

Même "si les investigations ont montré que les mesures barrières ont été respectées", l'ARS "a néanmoins préconisé, à titre de précaution, le dépistage des patients de l'unité et des professionnels ayant pris en charge le patient du 29 décembre au 5 janvier inclus".

"Ce dépistage est en cours", précise l'ARS.
 

"VOC 202012/01"

A quel point le variant "VOC 202012/01", qui a provoqué une flambée épidémique au Royaume-Uni, s'est-il installé en France ? 

Pour essayer d'y répondre, et face à l'apparition de premiers clusters potentiels, une enquête nationale a été lancée, sous l'égide de Santé publique France, pour faire une "première cartographie" de ce variant, en analysant tous les tests positifs de jeudi et vendredi derniers.
    
"En milieu de semaine on saura quelle est la taille de l'ennemi et là il faudra prendre les mesures appropriées", a expliqué sur RMC/BFM-TV, l'épidémiologiste Arnaud Fontanet, membre du Conseil scientifique, qui guide les choix du gouvernement.

Il a évoqué une "menace très sérieuse" et a invité à "se poser la question de la fermeture des frontières" avec certains pays comme le Royaume-Uni.
 

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