Maine-et-Loire : Des chercheurs sur les traces de soldats morts il y a 600 ans au Vieil-Baugé

Mars 1421, la bataille fait rage au Vieil-Baugé. Dans la campagne angevine, soldats anglais et franco-écossais s'affrontent. Les Anglais sont défaits. Plus de mille d'entre eux périssent. 600 ans après cet épisode méconnu de la guerre de Cent Ans, des fouilles sont envisagées.

C'est au Vieil-Baugé que les troupes anglaises ont essuyé leur premier revers durant la guerre de Cent Ans. Vaincues par l'alliance franco-écossaise. 

Hormis quelques écrits et vestiges de la bataille, l'histoire n'en a gardé que peu de traces. 

Cette année, cependant, des chercheurs ont souhaité commémorer les 600 ans de cette bataille. Un colloque était organisé du 23 au 25 septembre au Vieil-Baugé.

Une enseignante chercheuse, Jehanne Roul, spécialiste d'histoire médiévale à l'Université catholique d'Angers en est à l'initiative.

"C’est une victoire des troupes franco-écossaises du dauphin Charles contre les Anglais, menée par le duc de Clarence, le frère du roi Henri V. explique-t-elle dans une interview diffusée dans lme dossier de presse du colloque.

C’est la première grande victoire de la France contre les Anglais. Donc 1421-2021, l’idée était donc de commémorer les 600 ans de cette victoire, d’autant plus que cette bataille est bien connue des Baugeois, mais assez peu connue du reste des Français.

On connaît davantage la bataille de Crécy, de Poitiers, d’Azincourt mais celle du Vieil-Baugé passe souvent sous silence. L’idée était donc aussi de s’intéresser à la mort des soldats anglais au Vieil-Baugé »

Jehanne Roul-organisatrice du colloque "Les êtres et leurs restes ici et ailleurs"

.

Cette enseignante chercheuse en est persuadée, les Anglais tombés lors de cet affrontement sont toujours bien là, 600 ans plus tard.

"Nous savons qu’au Moyen Âge, on ne récupérait pas les corps. Seulement ceux de certains grands comme celui du duc de Clarence qui lui a été rapatrié, mais les 1 000 corps
anglais n’ont pas pu être récupérés. On sait aussi que pendant la guerre de Cent Ans, les sépultures étaient organisées surle champ de bataille ou à proximité et que
des fosses étaient creusées"
 

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Un millier de corps reposerait donc aux abords du village. Reste à savoir où gisent les ossements.

Les archéologues de l'INRAP  ont commencé à réaliser un véritable travail d'enquête et de prospection pour localiser l'endroit. Les premières fouilles pourraient démarrer en juin 2022.

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