Rave-party illégale dans le Maine-et-Loire : un homme est mort après un arrêt cardio-respiratoire

Un évènement musical près de Saumur a rassemblé environ 10 000 personnes pendant le long week-end de l'Ascension en dépit d'un arrêté préfectoral l'interdisant. Le sous-préfet de Saumur a demandé aux gendarmes de verbaliser les participants. Le décès d'un homme a été annoncé à la mi-journée dimanche.

En début d'après-midi dimanche, la préfecture du Maine-et-Loire a annoncé le décès d'un homme d'une trentaine d'années pris en charge dans la matinée à la suite d'un arrêt cardio-respiratoire. Le médecin du SMUR a constaté le décès à 10h10. L'identité n'avait pas pu être établie.

L'intervention des secours a été très rapide, mais l'homme est malgré tout mort sur place, a précisé à l'AFP le sous-préfet de Saumur, Christophe Carol. Une enquête judiciaire a été ouverte et une autopsie sera pratiquée pour connaître les causes du décès.

Une rave party rassemblant environ 10.000 personnes a commencé le mercredi 8 mai sur un terrain agricole situé sur la commune de Parnay, à côté de Saumur (Maine-et-Loire).

Elle s'est déroulée sans l'accord du propriétaire et malgré un arrêté préfectoral qui avait été pris mardi 7 mai interdisant "les rassemblements festifs à caractère musical de type rave party" dans tout le département, entre le 7 et le 13 mai, pour le long week-end de l'Ascension.


Après la fête, les sanctions

Le sous-préfet de Saumur, Christophe Carol, a fait passer un message de fermeté dimanche matin à quelques heures de la fin de la rave-party. Il a annoncé des contrôles renforcés. Les participants risquent 135 euros d'amendes.

Vous avez la sanction pour une participation à une manifestation illégale et la participation à un tapage, et puis il y toutes les infractions qu'on peut constater sur les véhicules, sur l'usage de stupéfiants, pour s'assurer que les conducteurs ne soient pas dangereux pour eux-mêmes et les autres automobilistes.

Christophe Carol, sous-préfet de Saumur

Des gendarmes pour sécuriser les accès

Samedi matin, le préfet du Maine-et-Loire Philippe Chopin avait fait un point devant la presse. Il a rappelé que des messages forts avaient été passés pour dissuader les personnes de rentrer sur le site mais en vain.

On a mis des gendarmes sur les axes. On a essayé d’empêcher les gens de rentrer sur le site la première nuit (...) avec des messages très forts qui sont passés. Mais vous n’empêchez pas entre 3.000 et 4.000 personnes de rentrer. Notre souci c’est qu’ils ne se garent pas n’importe où et qu’ils n’empêchent pas les secours d’arriver.

Philippe Chopin, préfet du Maine-et-Loire

Point presse le 11 mai à Parnay

Jeudi dans l'après-midi, les gendarmes avaient effectué une reconnaissance autour du site, sans que l'évacuation du lieu n'ait été réclamée par la préfecture. Le préfet de Maine-et-Loire, Philippe Chopin, s'était rendu sur place.

Jeudi toujours dans l'après-midi, 800 véhicules étaient stationnés près du site, d'après un décompte de la gendarmerie. Les premiers arrivants s'étaient installés dans la soirée du mercredi 8 mai. Les premières habitations se situent à environ un kilomètre de distance. 5 plaintes ont été déposées par des riverains pour nuisances sonores en plus de la plainte du propriétaire du terrain.

Selon la préfecture, les participants, qui ont afflué de toute la France, "encourent des risques pour leur sécurité". Le lieu, non sécurisé, est traversé par une ligne à haute tension et n'est pas relié au circuit d'eau potable.

Gendarmerie, sapeurs-pompiers et associations de sécurité civile ont été mobilisées tout le week-end. Samedi matin, la préfecture avait indiqué que près d'une trentaine de secouristes étaient sur place en continu et qu'ils avaient pris en charge plus de 95 personnes. Et 6 transferts vers le centre hospitalier de Saumur avaient été enregistrés.

Christophe Amouriaux avec Baptiste Renaut, Carla Butting, Laura Striano et Marion Lompageu.

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