Pays de la Loire : les autocaristes souffrent déjà du coronavirus

En temps normal les autocars de l'entreprise Chaigneau en Vendée sont tous sur la route, l'arrêt des transports scolaires, dû au coronavirus l'a contrainte à des mesures de chômage partiel / © Amélie Lepage / France Télévision
En temps normal les autocars de l'entreprise Chaigneau en Vendée sont tous sur la route, l'arrêt des transports scolaires, dû au coronavirus l'a contrainte à des mesures de chômage partiel / © Amélie Lepage / France Télévision

La Fédération Régionale du Transport de Voyageurs (FRTV) annonce prendre des mesures de mise en activité partielle des salariés, tant du côté des conducteurs que des personnels administratifs, en raison de l’arrêt brutal des voyages scolaires prévus en mars.
 

Par Christophe Turgis

Pascal Fontaine le président de la FRTV est inquiet : "si les pouvoirs publics traitent nos demandes de mise en activité partielle dans les 48 heures, nos salariés ne toucherons que 70% de leur salaire. Et le manque à gagner pour les entreprises ne sera pas compensé du fait des annulations de voyages. À la mi-mars nous sommes déjà à plus d’un million d’euros".

Dans les Pays de la Loire, le transport routier de voyageurs emploie 4 000 conducteurs dans 76 entreprises. Les trois quarts de ces sociétés opèrent dans la courte saison du tourisme qui va de mars à juin et reprend un peu en septembre.
 

Un exemple en Vendée

Ce sont donc les annulations de transports scolaires vers la France et l’Europe qui plombent déjà les entreprises du transport routier de voyageurs.

Comme à Pouzauges en Vendée, où les transports Chaigneau ont enregistré une trentaine d’annulations, et ont déjà dû demander à 13 de leurs 43 conducteurs de ne pas venir prendre le volant. Deux mécaniciens et trois administratifs sont également concernés.
La demande de prise en charge a été déposée jusqu’au 30 juin.

Pour l’instant l’entreprise a déjà perdu plus de 150 000 euros. Elle conserve encore 40% de son activité avec les transports scolaires, mais s’inquiète, si demain la crise du coronavirus devait passer au niveau 3, signifiant l’arrêt des transports scolaires, elle aurait beaucoup de mal à se relever de cette situation sans aides supplémentaires.
 

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