Sarthe : « La fonderie, c’est un régal photographique »

La fonderie, contrairement aux idées reçues, est de plus en plus vertueuse et automatisée. / © Charles Lemercier
La fonderie, contrairement aux idées reçues, est de plus en plus vertueuse et automatisée. / © Charles Lemercier

Pendant deux mois, un photographe sarthois a suivi les fondeurs de Boëssé-le-Sec, à dix kilomètres de la Ferté-Bernard. Son album, sorti à l’occasion des 125 ans de l’entreprise, illustre la beauté et le labeur de la fonderie.

Par Charles Lemercier

Un « livre d’or », intitulé Noces de cuivre, pour le 125e anniversaire de la fonderie de Boëssé-le-Sec, dans le nord de la Sarthe. L’album photo compte presque autant de clichés que l’usine compte d’années.

Bruit, chaleur, couleurs

Deux mois d’immersion, parfois dès 4 h du matin, ont été nécessaires au photographe Laurent Dubois pour retranscrire le labeur et la beauté de la fonderie. Son premier défi : faire accepter l’appareil photo.

Ce n’était pas évident, les ouvriers ne me connaissent pas, ni mon intention au départ. Il faut arriver avec de l’humilité, ce sont eux qui ont des choses à nous apprendre, indique le photographe sarthois.

 
Le photographe a suivi les ouvriers pendant deux mois, venant parfois dès 4 h du matin. / © Charles Lemercier
Le photographe a suivi les ouvriers pendant deux mois, venant parfois dès 4 h du matin. / © Charles Lemercier


Admiratif du courage des ouvriers, frappé par leurs connaissances. Le photographe a pris son pied pour capter ce qu’il y a de plus beau dans la fonderie, le travail des hommes et des femmes, la magie de la fusion et le festival de couleurs.

La fonderie, c’est un régal photographique. Il y a avant tout la noblesse du travail. Tout n’est pas service dans la production, c’est assez modernisé.


L’image des fonderies reste marquée dans le passé. Son actualité est rarement positive puisqu’elles ont du mal à passer le siècle, souvent menacées ou fermées.

Une fonderie un petit peu plus verte

La modernisation reste relative, avec du bruit, de la chaleur et des fumées permanentes. Le directeur du site, aux commandes depuis 2011 au sein du groupe Auréa basé sur l’économie circulaire indique que la notion de durabilité a fait son entrée dans l’usine. Un aspect auquel on ne pense pas forcément.

La fonderie ce n’est pas ringard, ce n’est pas 19e siècle. Nous avons entamé une démarche vertueuse : l’ensemble du cuivre est recyclé par exemple. Il y a aussi les chutes, la matière qui n’est pas utilisée. Elle est refondue et réinjectée dans le circuit de production, détaille Christian Keetzel, directeur général de M Lego.


L’usine de Boëssé-le-Sec compte une centaine de salariés, ouvriers et employés réunis.
 
125 clichés, sans clichés, sur la fonderie
De la beauté, du labeur... Un photographe a suivi le quotidien de fondeurs sarthois pendant deux mois pour les 125 ans de la fonderie. Charles Lemercier, Olivier Badin et Dominique Le Brun Intervenants : Laurent Dubois, photographe. Dominique Dutertre, responsable des fonderies et Christian Keetzel, directeur général de M Lego.
 
Chaleur, fumées, couleurs... le photographe a pris son pied. / © Charles Lemercier
Chaleur, fumées, couleurs... le photographe a pris son pied. / © Charles Lemercier

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