• faits divers
  • sport
  • société
  • économie
  • football
  • Insolite

Impact de la LGV en Sarthe : des experts sur place pour évaluer les biens concernés

200 sites expertisés pour évaluer l'impact de la LGV en Sarthe / © France 3 Pays de la Loire
200 sites expertisés pour évaluer l'impact de la LGV en Sarthe / © France 3 Pays de la Loire

Des expertises menées par un cabinet indépendant ont débuté cette semaine à Coulans-sur-Gée et dans la Sarthe.  200 sites vont être passés au crible pour évaluer concrètement l’impact de la LGV sur la valeur vénale des biens des riverains. 
 

Par Tristan Baudenaille-Pessotto

Elles étaient attendues depuis plusieurs semaines, les expertises foncières menées par le Cabinet Blouère ont débuté dans la Sarthe.

Des visites d’une heure environ, réalisées par un expert indépendant et qui doivent évaluer la perte de valeur des biens liée à la nouvelle ligne LGV.
 

On donne des éléments techniques...


« Cela ne vaut pas le même prix, explique Stanislas Blouère, l’un des six experts mandatés. Est-ce que cette décote est indemnisable car c’est quelque chose que le propriétaire subit du fait de l’ouvrage ? Nous on ne juge pas, on donne des éléments techniques »

« Cela va nous permettre de défendre nos droits et de savoir ce qui peut être fait précise Laurent Foucher, dont la maison est située à 200 mètres de la ligne de train. Il est clair que les maisons et les terrains ont perdu une valeur importante. L’intérêt qu’il y avait de vivre ici à 12km du Mans n’existe clairement plus. »
 

Au total 200 sites dans la Sarthe sont concernés. Des expertises qui font écho à la récente décision du tribunal administratif de Nantes de condamner le maître d’ouvrage Eiffage Rail Express à indemniser le propriétaire du château de Coulans-sur-Gée à hauteur de 743 845 euros.

Le tribunal évoquait « des dommages permanents engendrés par la présence et le fonctionnement d’un ouvrage public » sans mentionner les nuisances sonores.

L’an dernier, le maître d’ouvrage et gestionnaire de la ligne avait demandé des mesures acoustiques. Celles-ci s’étaient révélées conformes - moins de 85 décibels de moyenne par jour – malgré les 100 à 120 trains de passage.
 

L’association CRI 72 garde espoir


Mais la décision du tribunal de Nantes suscite de l’espoir dans les rangs de l’association CRI 72.

Le collectif qui représente les riverains incite d’ailleurs toutes les personnes qui ne se sont pas encore manifestées à demander une expertise immobilière.

Des actions en justice sont toujours envisagées, avec le soutien de l’avocate Corinne Lepage.

► Voir notre reportage
 

 

Sur le même sujet

La marche des migrants s'est achevée par un vaste contrôle d'identité

Les + Lus