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Karaté : Christophe Pinna s'entraîne au Mans pour réaliser son rêve olympique

Christophe Pinna a choisi Samouraï 2000 pour tenter de participer aux Jeux Olympiques. / © France 3 Pays de la Loire
Christophe Pinna a choisi Samouraï 2000 pour tenter de participer aux Jeux Olympiques. / © France 3 Pays de la Loire

Six fois champion d'Europe et quatre fois champion du monde, il ne manque au palmarès de Christophe Pinna que la médaille olympique... Un rêve qui pourrait bien se réaliser, grâce à Samouraï 2000.

Par Romane Idres

Course, vélo, squats, abdos, stretching : aucun exercice ne fait peur à Christophe Pinna. La star internationale du karaté des années 90 a bientôt 50 ans… et de l'énergie à revendre. Vous vous souvenez ? Christophe Pinna, c'était le coach sportif de la Star Academy au début des années 2000. Mais c'est surtout un karatéka hors-pair, sacré six fois champion d'Europe et quatre fois champion du monde.

En 2000, il avait raccroché son kimono de compétition après avoir été sacré champion du monde toutes catégories pour devenir coach, et petit à petit, avait fini par s'éloigner du monde du karaté. Jusqu'à cette annonce historique, en août 2016 à Rio : le karaté est enfin élevé au rang de discipline olympique.


Objectif Tokyo


"Mes pensées ont d’abord été vers les jeunes, je me suis dit "enfin le karaté est un sport olympique !", j'en avais souffert à l'époque et j'avais milité pour qu'il le devienne." Et puis, les semaines passent et une idée commence germer dans sa tête. "C'était comme si j'avais une cicatrice qui n'était pas totalement refermée, de ne pas avoir été champion olympique.

Il se met alors un tête un objectif : se qualifier pour les Jeux de Tokyo en 2020. Il reprend dans un premier temps l'entraînement seul. "Je me lançais des défis, je mettais le réveil à 5 h du matin pour aller courir par exemple." Et petit à petit, il retrouve la force de ses 20 ans... ou presque. "Je suis obligé de prendre beaucoup plus de temps pour m’échauffer, avant j’étais un super et maintenant je suis un diesel”, admet-il en riant.

L'excellence mancelle


Mais pour arriver au sommet, mieux vaut s'entourer des meilleurs. Il cherche alors un coach pour l'entraîner. Après plusieurs mois, il sollicite Didier Moreau, karatéka de sa génération qui entraîne aujourd'hui les espoirs du karaté international à Samouraï 2000, au Mans. "Je voulais quelqu'un qui soit un bon entraîneur, mais qui ait aussi été un bon compétiteur. C'est le cas de Didier." Tant pis s’il faut faire des allers-retours entre chez lui, à Nice, et le club au Mans. Le jeu en vaut la chandelle.

Et si Didier Moreau a accepté de se lancer dans l'aventure, c’est qu’il croit dur comme fer à la qualification.  "Bien sûr que j’y crois ! Si je n'y croyais pas, je n'aurais pas accepté de l'entraîner.", nous dit-il avec enthousiasme. "Ça nous fait très plaisir de participer à cette belle aventure.


Entouré des meilleurs


Et ça prouve l’excellence du club. Car Didier Moreau, c'est entre autres l'entraîneur de Leïla Heurtault, qui à seulement 22 ans collectionne déjà les titres internationaux, dont celui de championne du monde par équipe, décroché en 2016.

Christophe Pinna s'entraîne d'ailleurs avec Leila et les autres espoirs du club. Et l'alchimie est là. Quand il exécute les exercices du coach avec Dnylson Jacquet, 20 ans et déjà plusieurs fois champion de France, on ressent la complicité qui lie les deux hommes. Des sourires, des regards, des blagues. "C'est une sacrée chance pour moi de m'entraîner avec les jeunes. Ils ont l'âge d'être mes enfants !"

L'entraînement est juste un peu adapté. "Ça fait longtemps que je donne des cours de karaté aux seniors. Là, c'est du karaté senior de très haut niveau, c'est très intéressant.", explique le

Reste encore de nombreuses étapes à passer, petit à petit, avant de pouvoir prendre un billet pour Tokyo. “Si j’arrive jusqu’aux JO… alors là, il faudra les gagner. Mais pour moi, c’est surtout un moyen d’aller au bout de mes convictions.

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