Le Mans : un prêtre accusé d'agressions sexuelles sur des mineurs jugé en correctionnelle

Le père Max de Guibert 59 ans, est jugé ce lundi par le tribunal correctionnel du Mans. Il est accusé d'avoir abusé sexuellement de plusieurs enfants d'une dizaine d'années dans les années 1990 à 2002. L'ecclésiastique avait exercé dans plusieurs communes de la Sarthe.
Le prêtre Max de Guibert est jugé depuis ce lundi matin devant le tribunal correctionnel du Mans.
Le prêtre Max de Guibert est jugé depuis ce lundi matin devant le tribunal correctionnel du Mans. © France Télévisions Nathan Vildy
Max de Guibert est aujourd'hui âgé de 59 ans. Il reste droit et nie toute connotation sexuelle dans les faits qui lui sont reprochés. Et pourtant, les détails que donnent ses victimes ne laissent que peu de doutes.

Ce lundi 7 décembre débutait le procès devant le tribunal correctionnel du Mans, procès qui doit se poursuivre au moins jusqu'à mardi. 

Onze victimes ont été identifiées dans cette affaire, huit se sont portées parties civiles.

Ce sont tous des hommes, aujourd'hui âgés d'une trentaine d'années qui restent traumatisés par ce qu'ils ont subi.
 

Il encadrait notamment des leçons de catéchisme ou des camps de scouts

Le prêtre, qui comparaît pour neuf agressions sexuelles sur mineur de 15 ans par personne ayant autorité sur la victime, a exercé dans les paroisses de Mamers, Bonnétable ou du Grand-Lucé. Il encadrait notamment des leçons de catéchisme ou des camps de scouts.

C'est à l'occasion de l'un de ces camps que l'une des victimes décrit des douches imposées par Max de Guibert. Par deux fois a-t-il témoigné, le prêtre l'a lavé lui-même, lui touchant les parties intimes.

Une autre victime raconte qu'avant un spectacle auquel ce jeune garçon âgé à l'époque d'une dizaine d'années devait participer, le  prêtre lui a glissé la main sous son slip "pour le détendre".
 

Des photos de nus

Un troisième explique que Max de Guibert a demandé à pouvoir le prendre en photo, parce qu'il préparait un colloque sur la puberté. Autorisation donnée par les parents mais ce qu'ils ne savaient pas, c'est que, pour les photos, l'enfant était nu.

Une des victimes raconte également que sous la douche, le prêtre lui a expliqué comment décalotter son sexe.

On  a évoqué aussi ce lundi une correction donnée fesses dénudées.
 

Il comparaît libre

Face à ces accusations, Max de Guibert ne plie pas. Il répond que ces pratiques n'avaient aucune connotation sexuelle. 

Mardi, un expert viendra livrer son analyse psychologique de l'accusé. Les débats devraient s'achever dans la journée.

Max de Guibert comparaît libre. Il est actuellement sous contrôle judiciaire, il vit retiré dans un monastère.

 
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