Sarthe : à Saint-Calais, le service des urgences fermé par manque de médecin

À Saint-Calais, le service des urgences de l'hôpital ferme plusieurs jours cette semaine du fait du manque de médecins. Pas d'urgentiste, pas de service d'urgences. Une infirmière et une aide-soignante accueillent les patients, les syndicats dénoncent une médecine à deux vitesses.
Au service des urgences de l'hôpital de Saint-Calais dan sla Sarthe
Au service des urgences de l'hôpital de Saint-Calais dan sla Sarthe © France Télévisions

 

À Saint-Calais, à l'est du Mans, à la limite des départements de la Sarthe et du Loir-et-Cher le service des urgences ferme plusieurs jours cette semaine du 16 août. La raison est simple, un manque crucial de médecins, les conséquences sont moins simples pour les infirmières et les aides-soignantes qui sont à la merci d'un accident grave.

"Le fait de ne pas avoir de médecin est déstabilisant, on a eu une patiente arrivée en voiture, on ne sait pas ce qu'on va trouver dans la voiture. C'est très stressant de se dire qu'on n'a pas de médecin sur place si on a vraiment une urgence vitale. Dans tous les cas on appelle le 15, mais avec le temps de réponse ça peut-être un peu long", explique Gaëlle Morin infirmière aux urgences.

Manque de médecins urgentistes

Le service des urgences peine à trouver les médecins qui lui permettrait d'assurer la continuité de la permanence des soins. "Nous avons un effectif de médecins pérenne qui n'est pas suffisant pour assurer la complétude du tableau de garde, donc nous sommes amenés à faire appel à des médecins extérieurs, des intérimaires ou des médecins venant d'autres établissements, qui ne sont plus non plus en nombre suffisant ou assez disponibles pour venir systématiquement", précise Pascal Prigneau, le directeur de l'hôpital.

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Des gens de seconde zone

Dans le département de la Sarthe, 40% des postes de médecins urgentistes sont vacants. La plupart des services d'urgences sont contraints de fermer plusieurs jours durant cet été. Les zones rurales pâtissent du manque de moyens. Les syndicats font un constat brutal : "On est des gens de seconde zone à la campagne, on paye les même cotisations sociales, mais on ne peut pas se faire soigner, on n'a pas le droit aux soins comme en ville", s'indigne Magali Métais, secrétaire du syndicat FO du centre hospitalier de Saint-Calais.

Durant la fermeture du service, une infirmière et une aide-soignante accueillent et réorientent les patients, une ligne téléphonique, le 116 117, est mise en place pour assurer une permanence avec un médecin de garde.

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