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Sarthe : quand les CRS du Mans se mettent en arrêt de travail

Une trentaine de policiers de la compagnie CRS 10 du Mans se sont fait porter absents en invoquant des raisons de santé alors qu'ils devaient assurer mardi une mission dans le cadre du plan Vigipirate renforcé à Paris.
"Une dizaine de policiers étaient en arrêt maladie et vingt-cinq n'étaient pas à la prise de service ce matin, déclarant qu'ils allaient consulter un médecin",
a-t-on appris auprès du syndicat de police Alliance. Leur compagnie, qui compte une centaine de fonctionnaires, devait assurer des patrouilles dans Paris.
L'Inspection générale de la police nationale (IGPN) "a été envoyée en mission mardi matin pour vérifier s'il s'agit d'une action concertée et donc d'une grève déguisée susceptible d'entraîner des sanctions administratives", a ajouté une source proche du dossier.

Des auditions vont être menées et un médecin inspecteur régional "est missionné pour vérifier l'aptitude au travail des CRS" qui n'ont pu partir, a-t-elle ajouté.

Depuis les attentats de janvier, CRS et gendarmes font l'objet d'une mobilisation sans précédent, qui entraîne aussi d'importants surcoûts budgétaires.
A plusieurs reprises, depuis deux mois, des compagnies entières de CRS se sont mises collectivement en arrêt maladie, afin de manifester leur grogne contre les effets du plan Vigipirate, qui les "épuise", et pour demander une revalorisation de l'IJAT l'indemnité de déplacement destinée notamment à compenser l'absence du foyer familial.
Cela a été le cas vendredi à l'occasion de la visite de François Hollande à Nantes où près de 80 CRS se sont faits "porter pâles".

Lundi, le gouvernement et les syndicats de police Unsa Police et Unité SGP/FO ont signé un accord sur une revalorisation de l'indemnité des forces mobiles, qui devait mettre fin au mouvement de grogne.
Selon cet accord, le taux de l'IJAT servie en métropole, inchangé depuis 2002 (30 euros), sera porté à 33 euros au 1er juillet, puis à 35 et 39 euros au 1er janvier des années 2016 et 2017.

Alliance, premier syndicat chez les gardiens de la paix mais minoritaire chez les CRS, avait dénoncé cet accord, le qualifiant de "véritable provocation pour les CRS".

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