Puy du Fou : la Cinéscénie pourrait être menacée par les mesures sanitaires liées au coronavirus

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Écrit par Elodie Soulard
12 000 personnes ont assisté à la première représentation de la Cinéscénie, le 24 juillet 2020
12 000 personnes ont assisté à la première représentation de la Cinéscénie, le 24 juillet 2020 © France Télévisions

La  Cinéscénie a ouvert ses portes au public ce vendredi 24 juillet, six semaines après celles du Grand Parc. 12 000 personnes étaient dans les tribunes, alors que le décret du 10 juillet, indique "une jauge maximale de 5 000 personnes pour les grands évènements et les spectacles jusqu'au 31 août".

Le Puy du Fou serait-il au-dessus des lois ? Six semaines après l'ouverture du Grand Parc, la Cinéscénie a débuté sa saison ce vendredi 24 juillet, accueillant 12 000 spectateurs dans ses tribunes. Or, le décret du 10 juillet 2020, prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l'épidémie du Covid-19 indique "une jauge maximale de 5000 personnes pour les grands évènements et les spectacles". 

Au nom de l'Etat, je peux prononcer des fermetures administratives

Claude d'Harcourt, préfet de région

Le Préfet de région Claude d’Harcourt, a prévenu vendredi matin lors d’une conférence de presse, "les organisateurs de rassemblements ont une responsabilité qui peut d’ailleurs être mise en cause. Et si elle n’est pas assumée, au nom de l’Etat je peux prononcer des fermetures administratives".

Face à ce début de polémique, Nicolas de Villiers, était l'invité du 19/20 de France 3 Pays de la Loire ce même 24 juillet. "Nous connaissons effectivement les textes réglementaires et c’est pour cela que nous avons scindé la tribune, de telle sorte qu’il y ait trois tribunes qui respectent la jauge fixée par l’Etat, c’est-à-dire 5000 personnes. En réalité, chacune de nos tribunes accueillera un peu moins de 4000 personnes", précise-t-il.
 

"Les choses se font en bonne intelligence avec les autorités. Il y a peut-être parfois quelques dissonances dans la machine de l’Etat, mais je peux vous dire que de notre côté les choses sont extrêmement claires avec l’Etat, avec le ministère de l’Intérieur et avec le maire de la commune", assure le président du  Puy du Fou.

"Nous respectons les textes. Nous avons aussi un arrêté municipal qui nous autorise à ouvrir. Il date du 22 juillet dernier", ajoute Nicolas de Villiers.
 

Des tribunes divisées en trois 

La semaine dernière, Nicolas de Villiers expliquait à l'une de nos équipes le protocole sanitaire mis en place pour accueillir le public en toute sécurité. Tout le monde sera masqué pendant la Cinéscénie, les spectateurs et les 2 000 bénévoles, appelés les Puyfolais.

"Les tribunes seront divisées en trois, a-t-il dit, elles seront totalement étanches les unes des autres, avec notamment des murs en plexiglas à l’intérieur de l’enceinte. Les entrées et les sorties seront bien distinctes pour éviter que les personnes de chaque tribune ne se croisent".

"Le préfet d’Harcourt nous a dit directement qu’il avait trouvé cette idée tout à fait astucieuse pour permettre que la cinéscénie ait lieu et que la sécurité des visiteurs soit assurée"
, a souligné ce vendredi 24 juillet Nicolas de Villiers.
 

Concernant la responsabilité juridique du Puy du Fou en cas de contamination, le président s'est dit "serein". "Il va de soi que nous engageons la réputation du Puy du Fou et notre responsabilité. Nous ne prendrions pas ce risque si nous n’étions pas certains d’être conforme au cadre de la loi."

Depuis le 6 juin, 12 représentations ont été annulées. 18 sont prévues jusqu’au 19 septembre. Elles se jouent uniquement en nocturne le week-end.

Créé en 1978 par Philippe de Villiers, le spectacle son et lumière du Puy du fou attire chaqué été près de 370 000 spectateurs.
 

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