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Vendée : sur l'île d'Yeu, le casse-tête de la gestion des déchets

Chaque été, la population de l'île d'Yeu est multipliée par cinq. Ce qui veut aussi dire multiplication des déchets. Depuis l'arrêt de l'enfouissement sur place, la commune doit tout expédier sur le continent, à ses frais. La réduction et la revalorisation des déchets est donc devenue une priorité.
Pour l'île d'Yeu, en Vendée, le traitement des déchets est un véritable casse-tête. Très prisée des touristes pendant l'été, sa population passe à 25 000 personnes en juillet-août contre 5000 le reste de l'année.

Cette affluence massive de touristes et de résidents secondaires va logiquement de pair avec l'augmentation des déchets ménagers traités par la commune. Problème : l'enfouissement sur place interdit depuis huit ans oblige la commune à expédier le tout vers le continent, par bateau. Les déchets doivent être traités en centre de transfert, mis en ballot, enrubannés dans du plastique pour stopper la pourriture pendant le transport... Tout ça coûte cher. 

"On expédie chaque année 4 530 tonnes de déchets. Le coût imputé aux déchets est de 2 millions d'euros", compte Patrice Bernard, adjoint à l’environnement et à l’urbanisme à l’Île d’Yeu. C'est 30% plus cher par tonne traitée que sur le continent. 


Des solutions pour limiter ses déchets

L'île d'Yeu s'est donc tournée vers des solutions écologiques pour réduire ses déchets ménagers. La redevance est incitative depuis un an pour amener les habitants à trier leurs emballages, à composter leurs épluchures. Et ça marche : les poubelles se sont allégées de 133 tonnes.  

Depuis trois ans également, pour faciliter la gestion des déchets des touristes, deux compacteurs solaires ont été installés près du port. Coût pour la commune : 100 000 euros. L'objectif : instaurer une prise de conscience collective, indispensable pour préserver la beauté de l'île. 

► Un reportage d'Elodie Soulard, Damien Raveleau et Dominique Boutmin :
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