Vendée Globe 2020 : des records sur les ondes mais pas sur les océans

41 chaînes de télévision pour le départ de la course, 170 millions de pages vues sur le site web du Vendée Globe, ce sont les seuls records en vue pour cette édition 2020, la nature ne l'a pas voulu. C'est un peu le bilan qu'ont fait les organisateurs après un mois de course.
La flotte du Vendée Globe 2020
La flotte du Vendée Globe 2020 © Jean-Marie Liot / DPPI
Le Président de la SAEM Vendée Globe, Yves Auvinet, le directeur de la course Jacques Caraës et Lionel Pariset, adjoint au maire des Sables d'Olonne, donnaient ce mardi une conférence de presse pour faire un bilan "médiatique" l'édition 2020.

Yves Auvinet a aligné des chiffres plus impressionnants les uns que les autres :De quoi faire oublier que la départ s'est fait... sans public, contraintes sanitaires obligent.
 

200 000 visiteurs sur le village

"On a eu une fréquentation maximum dans un contexte difficile" a aussi précisé Yves Auvinet en évoquant le village du Vendée Globe dont la jauge contrainte a permis tout de même d'accueillir 200 000 visiteurs entre son ouverture le 17 octobre et sa fermeture anticipée deux semaines plus tard, pour cause de covid. 2/3 sont originaires des Pays de la Loire. 

"Notre détermination a permis que ce départ soit donné" a insisté le Président de la SAEM Vendée Globe, également Président du Conseil Départemental de Vendée, rappelant que d'autres événements sportifs français ont connu quelques perturbations.

Le Vendée Globe a aussi bénéficié apparemment de la bienveillance de l'Etat. L'Etat qui, aux dires de Yves Auvinet, avait aussi la volonté de voir cette course partir.  

"On a la chance de n'être qu'à 15% d'abandons "

De bons chiffres pour une édition bousculée mais, côté sportif, les amateurs du "toujours plus vite" en seront pour leurs frais, ce ne sera pas le Vendée Globe de tous les records. Et pourtant, on l'avait annoncé comme tel avec ces voiliers dernière génération, ces "foilers" dont on attendait les meilleures performances.

"On a eu un hémisphère nord compliqué, souligne le directeur de la course Jacques Caraës, avec deux systèmes dépressionnaires importants qui ont largement sollicité les bateaux en début de course. Un début de course marqué aussi par un océan indien actif. On a la chance de n'être qu'à 15% d'abandons (5 abandons)". Pourcentage, précise Jacques Caraës, inférieur à celui de 2016, avec une météo alors plus clémente.  "Les bateaux vont de plus en plus vite et lorsqu'il y a des chocs, il sont de plus en plus violents." a-t-il constaté. Un quota jugé positif par le directeur de course qui ajoute qu'un nouveau front rigoureux attend les voiliers la nuit prochaine.

Autour de la table, tout le monde était donc d'accord pour dire que les records n'étaient pas la priorité de la course, que cela reste avant tout une aventure.

"Le vainqueur sera certainement quelqu'un d'exceptionnel" a conclu Jacques Caraës.







 
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