On a beaucoup parlé d’eux, il y a 4 ans, quand le Covid sévissait.. Depuis l’édition 2012, les équipes du Vendée Globe qui le souhaitent peuvent prévoir un remplaçant en cas de défaillance du titulaire avant le départ ou dans les premières heures de course.
Se préparer au cas où, voilà la difficile place des remplaçants. Envisager un départ, mais ne pas le souhaiter pour autant.
Yann Eliès qui a déjà fait deux Vendée Globe est la doublure de Yoann Richomme. Il se voit surtout comme un soutien au titulaire.
"Je ne me projette pas trop parce que je me dis qu'il y a quand même assez peu de chance que ça arrive. De temps en temps, j'y pense, mais vraiment à la marge, explique le skipper, et puis dans le côté remplaçant, il y a aussi eu le côté au service de Yoann sur ses derniers jours de course. Voilà, essayer de l'aider sur n'importe quel aspect".
Un accompagnement de taille entre les deux skippers bretons tout au long de la préparation.Une alchimie parfaite entre Yann, l'expérimenté, et Yoann, le bizut.
"On a fait une belle saison ensemble, terminé deuxième de la Jacques Vabre. Donc, on a beaucoup partagé. Que ce soit pour moi, skipper, mais aussi pour le reste de l'équipe, il fait partie du projet et du coup de le voir de mars l'année dernière jusqu'au départ du Vendée, c'est un luxe".
Pendant ce Vendée Globe, Yann Eliès ne souhaite qu'une chose à son protégé : "foncer et il va s'éclater, c'est sûr. C'est fait pour lui".
"On est un skipper de rechange"
Jérémy Beyou aussi a décidé de ne rien laisser au hasard pour la réussite du projet Charal 2.
"Ce serait dommage, après toute cette préparation au cordeau et tout cet investissement fait pendant plusieurs années pour préparer cette course, de tout perdre dans la même logique que d'avoir des pièces de rechange sur le bateau. On est un skipper de rechange, je dirais".
Jérémy a choisi l'un des meilleurs navigateurs du monde pour prendre sa place en cas de coulure. Franck Cammas, avec qui il est arrivé quatrième de la Transat Jacques Vabre l'an dernier et qui a été intégré au projet dès la prise en main du bateau.
"Franck, c'est un perfectionniste. C'est quelqu'un qui a beaucoup apporté et qui apporte beaucoup de par son analyse et de par sa qualité de metteur au point sur le bateau. Il sera là avant le départ. On discutera de la stratégie pour les premiers jours de course, des premiers choix de voile. Il sera une aide à la décision avant le départ".
Avec plusieurs tours du monde à son actif, Franck Cammas n'a jamais fait le Vendée Globe. Mais il a déjà confié penser à l'édition 2028.
"J'essaierai déjà d'arriver"
Charlie Dalin, favori de la course, a aussi envisagé un remplaçant. Même si pour Loïs Berrehard, qui n'a jamais navigué en solitaire en Imoca, l'objectif sera différent.
"Si je devais partir, ce serait plus pour faire la boucle et représenter le partenaire. Mais je n'aurai pas du tout les mêmes ambitions de classement que Charlie. J'essaierai déjà d'arriver".
Le remplaçant, un choix fait par la majorité de la flotte. Pour le skipper Maciif, il s'agit surtout d'honorer le contrat avec son partenaire.
"C'est une course qui est importante pour nos partenaires. C'est important d'en avoir un. Mais après, je compte bien prendre le départ. Le rôle de Loïs, ce n'est pas juste attendre sur le banc. C'est plus que ça. Il a un vrai rôle très important, le jour du départ, il sera à bord avec moi. Je ne vais pas avoir de météo à faire. Je vais essayer de dormir un peu avant le départ. Pendant toute cette période, c'est Loïs qui prendra le relais".
En cas de retour du titulaire aux Sables-d'Olonne dans les 10 jours après le départ et l'impossibilité physique de repartir, le skipper remplaçant pourra aussi se lancer. Mais loin de nous l'idée d'attirer ici le mauvais sort.
Depuis l'édition 2012 et l'ajout possible d'un remplaçant, aucun n'a pris le départ du Vendée Globe.
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