SNSM : le rapport du Sénat après l'accident du 7 juin 2019

325 000 euros, c'est le quart du prix d'un bateau de sauvetage comme celui de Noirmoutier / © SNSM
325 000 euros, c'est le quart du prix d'un bateau de sauvetage comme celui de Noirmoutier / © SNSM

Après le drame du 7 juin dernier, le Sénat avait constitué une mission commune d'information sur le fonctionnement de la SNSM. De déplacements en auditions, elle livre aujourd'hui son rapport d'information. 

Par EJ et Virginie Charbonneau

Pour la SNSM, il y aura un avant et un après 7 juin... C'est ce qu'espèrent depuis le drame des Sables d'Olonne les 8000 bénévoles de la société, mais aussi les sénateurs, qui veulent faire évoluer son fonctionnement et son financement. La mission du Sénat formule 30 propositions avec comme objectif principal de replacer les bénévoles au cœur de la décision afin d’assurer l’avenir du système français de sauvetage en mer.
 

Parmi les propositions de ce rapport 

Donner plus d'autonomie aux stations locales. Aujourd'hui, elles ont à peine leur mot à dire dans le choix du matériel, des embarcations, des moteurs. C'est au Siège parisien que sont faits ces arbitrages.

Valoriser le travail des sauveteurs. Leur formation pourrait être reconnue et leur permettre de bénéficier de points retraite supplémentaires. Alléger aussi toutes les tâches qui ne relèvent pas du sauvetage : moins de travail administratif, moins de temps consacré à la collecte de fonds. Des sauveteurs dont le statut bénévole ne serait pas remis en cause. C'est d'ailleurs leur souhait.

Priorité au financement pérenne 

La SNSM manque d'argent. 75% de son budget vient de dons. L'Etat a augmenté ses aides depuis 4 ans, mais pour les sénateurs c'est insuffisant. C'est ce qu'explique rapporteur de cette mission, le sénateur vendéen Didier Mandelli. L'objectif est que l'état inrervienne à hauteur de 25% et prenne en réalité la part qui revient aux stations locales. Elles sont obligées d'organiser des manifestations pour récolter des fonds. 

Plus d'aides pérennes de l'Etat, donc, avec une contractualisation sur 10 ans. Un engagement que pourraient aussi prendre les régions et les départements, qui contribuent aussi au budget de la SNSM.

Les plaisanciers ne seront pas directement taxés

Pas question en revanche de taxer les plaisanciers. Mais plutôt de flécher vers la SNSM une partie des sommes qu'ils versent aux assurances. Aujourd'hui l'Etat empoche 147 M€ sur ces contrats.

Ce sont des pistes, car au final c'est l'Etat qui tranchera lors du comité interministériel de la mer prévu au début du mois de novembre.
 

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