Remembrer les champs pour retrouver un bocage bien garni, c'est le challenge que se sont lancés de nombreux agriculteurs vendéens qui participent à un programme de plantations dans leur département.

Les belles histoires du dimanche
Découvrez des récits inspirants de solidarité et d'altruisme, et partez à la rencontre de la générosité. Émotions garanties chaque dimanche !
France Télévisions utilise votre adresse e-mail afin de vous envoyer la newsletter "Les belles histoires du dimanche". Vous pouvez vous désinscrire à tout moment via le lien en bas de cette newsletter. Notre politique de confidentialité
2 hectares de bosquets, 41 000 arbres supplémentaires, 49 nouveaux kilomètres de haies : c'est le résultat du programme de plantations vendéen cette année. Un effort collectif près de Saint-Hilaire-de-Loulay permis grâce à l'implication des communes et de dizaines d'agriculteurs vendéens qui souhaitent redonner de la vie à leurs terres.

"Les haies vont jouer un rôle de brise vent, c'est une protection climatique qui a un rôle à jouer pour les animaux d'élevage. Elles abritent également une diversité, une faune sauvage qui est très, très importante. Et puis après, elle va jouer un rôle environnemental sur la protection des sols", souligne Emmanuel Montaillier, technicien forestier à la Chambre de l'agriculture de Vendée.

En effet pour l'éleveur de vaches laitières, Louis-Marie Fioleau, les haies permettent de faire de l'ombre en été, et d'abriter les bêtes du vent en hiver. Quand les buissons ou les arbres sont trop grands, l'agriculteur les coupe et en fait du bois pour l'hiver. Une économie d'argent considérable pour ce Vendéen.

Aujourd'hui, des documents d'urbanisme protègent ces haies. Mais c'est surtout par la Politique Agricole Commune (PAC), qui oblige les agriculteurs à les replanter, s'ils arrachent.

► Le reportage de notre rédaction

 

Le remembrement, le péril du bocage en France
C'est dans les années 60, que le massacre opère. On l'appelle le remembrement.
Des haies y sont arrachées pour optimiser les surfaces agricoles et pour pouvoir cultiver plus facilement avec des engins devenus plus volumineux et moins maniables. A cette époque, il fallait répondre à une demande massive de nourriture avec l'arrivée des supermarchés.
Une fois ce bocage détruit, les terres sont exposées plus facilement à l'érosion et aux inondations. Elles se saturent d'eau et n'arrivent pas à infiltrer les pluies diluviennes autant qu'avec les haies.