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Après les patrons, des médecins libéraux se disent aussi des “pigeons”

© france 3 ncie
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Les "médecins-pigeons"; un groupe créée à l'initiative d'un chirugien niçois sur un réseau social. Il compte déjà 28 000 membres. L'objectif est de défendre la médecine à sa juste valeur.

Par Anne Le Hars

Le mouvement des "patrons-pigeons" fait des émules auprès de médecins libéraux qui commencent à dire tout le mal qu'ils pensent des limites tarifaires que le gouvernement cherche à leur imposer au nom du rétablissement des comptes publics et d'un meilleur accès aux soins.

Le mécontentement se focalise sur deux points particuliers, d'ailleurs liés entre eux: les négociations visant à réguler les dépassements d'honoraires dans lesquelles des praticiens libéraux se sentent stigmatisés, et le projet de budget de la Sécurité sociale (PLFSS) qui leur impose de nouvelles économies impactant parfois leurs revenus.

Alors que les négociations sur les dépassements d'honoraires, lancées fin juillet et véritablement engagées depuis début septembre, semblaient se dérouler dans un climat assez serein entre l'assurance maladie, les syndicats de médecins libéraux et les complémentaires santé.


Le mouvement de grogne de la "base" médicale a explosé sur internet


Dimanche soir, un chirurgien plasticien niçois a créé sur Facebook une page, intitulée "Les médecins ne sont pas des pigeons", qui a compté rapidement
des milliers de personnes. On en dénombrait près de 22.000 mercredi en fin d'après-midi.

La page Facebook, qui se veut "le forum des médecins unis de France", prône "une médecine de valeur à sa juste valeur". Il y est demandé une revalorisation du secteur 1 (médecins appliquant le tarif Sécu) et aussi du secteur 2 à honoraires libres.

Se déverse sur cette page toute l'amertume de professions qui, pour certaines, gagnent de l'argent mais qui, après avoir additionné les années d'études, accumulent les heures de travail à des tarifs très règlementés, système de Sécurité sociale oblige.

(Reportage Riger Lise, Loth Benoît et David Christine.)

Certains internes hospitaliers, qui veulent travailler en libéral à l'avenir, sont particulièrement attachés aux libertés d'installation et tarifaires, deux avantages des libéraux de plus en plus remis en cause par la classe politique, parfois à droite mais surtout à gauche, en raison du développement des "déserts médicaux" et d'un accès aux soins plus difficile pour les ménages modestes. 

Pour mettre la pression, le syndicat d'internes hospitaliers ISNIH a envoyé à la ministre de la Santé Marisol Touraine un préavis pour une grève le mercredi 17 octobre, dernier jour des négociations. Si celles-ci échouent gouvernement et parlement doivent s'emparer du dossier.

Face au mouvement de mécontement, auquel participe activement un des négociateurs, le Syndicat des médecins libéraux (SML), la ministre a répondu par l'ironie et la fermeté.

Avec AFP

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