"Le passé" drame iranien, applaudi à l'issu de la projection

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Écrit par POC avec AFP

L'Iranien Asghar Farhadi a présenté vendredi 17 mai "Le Passé" au festival de Cannes. Un drame familial étouffant où scène après scène, il dissèque les effets dévastateurs des secrets et rancoeurs, comme autant de bombes à retardement, le tout porté par des acteurs brillants.

  • Bérénice Béjo, César de la meilleure actrice pour l'inoubliable "The artist", et actrice jusqu'ici plutôt connue pour ses rôles dans des comédies, campe devant la caméra puissante du cinéaste iranien une mère de famille dépassée par les événements, apportant puissance et fragilité à son personnage.
  • Face au tourbillon qui règne dans la maison de la banlieue parisienne où se déroule l'essentiel du film, l'acteur iranien Ali Mosaffa apporte un calme impressionnant, celui qui précède la tempête.
  • Quant à Tahar Rahim, révélé à Cannes en 2009 dans "Un prophète" de Jacques Audiard, film qui lui a valu le César du meilleur acteur, il interprète un homme pris comme dans "des sables mouvants", explique l'acteur à l'AFP. "Il a le poids de la vie qui lui colle aux basques. Tout ce qu'il traverse n'est pas simple", poursuit-il. 



"Le passé", qui sort en salles ce vendredi 17 mai, en même temps que sa présentation cannoise, débute par l'arrivée à Paris après quatre années de séparation, Ahmad (Ali Mossafa) en provenance de Téhéran.
A la demande de Marie (Bérénice Béjo), il vient procéder aux formalités du divorce. Dès son arrivée, il découvre la relation conflictuelle entre Marie et sa fille Lucie (Pauline Burlet, impressionnante), née d'une autre liaison.




Ahmad, la voix toujours douce et posée, établit le dialogue avec les personnages, comme avec Fouad et Lucie. Son travail de déminage se heurte toutefois au passé de chaque personnage qui pour avancer devra faire la paix avec celui-ci.
"On a beau essayer de se libérer de son passé, il ne nous laisse pas", affirme le réalisateur. Ce d'autant que chacun le réécrit "de façon ou plus sombre ou plus édulcorée".