Le député-maire de Six-Fours : Jean-Sébastien Vialatte devant la justice pour un tweet

En juin dernier, la Fondation du mémorial pour la traite des Noirs avait décidé de retirer sa plainte, mais aujourd'hui le Collectifdom assigne Jean-Sébastien Vialatte devant la 17ème chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Paris, pour ses propos tenus sur Twitter.

Le Collectifdom a assigné le député UMP de Six-Fours devant la 17ème chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Paris. Il lui a été délivré une citation directe (Var-Matin). La comparution de Jean-Sébastien Vialatte est fixée au 2 septembre, pour les propos tenus sur Twitter, le 13 mai dernier, après des violences commises au Trocadéro à Paris à l’occasion du sacre du PSG, et qui avait déclenché un tollé. Dans son tweet, l'élu avait fait le parallèle entre les descendants d'esclaves et les casseurs.


Les réactions politiques et associatives
Le PS avait demandé à l'UMP de prononcer une "sanction sévère" contre Jean-Sébastien Vialatte. Le président de l'UMP Jean-François Copé avait quant à lui condamné ces propos.
La Fondation du Mémorial de la Traite des Noirs, établie à Bordeaux, avait décidé de porter plainte contre le député pour "incitation à la haine et à la discrimination raciale", avant d'y renoncer, un accord, contesté par l'opposition municipale de Six-Fours (Reportage ci-dessous : Yannick Aroussi, Yannick Belamine, Christophe Romain, Johanne Van Hove et Alexandre Taba), ayant été signé entre l'élu et le président de la Fondation.
SOS Racisme avait indiqué étudier les suites à donner "sur un plan juridique" au tweet du député.



Les excuses du député UMP
Interrogé après la polémique provoquée par ce tweet, Jean-Sébastien Vialatte avait assuré avoir immédiatement retiré ce message après sa publication, reconnaissant avoir "écrit une bêtise".  "Je regrette vraiment que ça provoque un tel tollé parce que loin de moi l'idée d'avoir le moindre propos raciste", avait ajouté l'élu varois. "J'ai fait un amalgame tout à fait regrettable entre deux choses : d'un côté, les propos de Mme Taubira sur le fait qu'il faut indemniser les descendants des esclaves, et je ne supporte plus cette repentance permanente de la France. La France a un passé, glorieux ou moins glorieux, et il est temps d'arrêter de s'excuser", avait expliqué le député du Var. Et d'ajouter: "J'ai fait l'amalgame avec la politique laxiste en matière de justice de Mme Taubira, qui conduit aux événements (lors de la fête du PSG), parce qu'aujourd'hui les casseurs sont persuadés qu'ils n'auront pas de sanction."
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