Cet article date de plus de 7 ans

Loup : La Préfecture des Alpes-maritimes veut maintenir la pression

Jeudi, à la suite d'une rencontre entre des agriculteurs et une conseillère de François Hollande, la préfecture des Alpes maritimes a confirmé que des nouveaux arrêtés concernant les tirs de loups seront pris la semaine prochaine pour maintenir la pression. 

© DIETER NAGL / AFP
Le 4 octobre 2013, le tribunal administratif de Nice avait donné raison à trois associations de défense des animaux sauvages, qui réclamaient l'annulation d'une autorisation préfectorale accordée aux chasseurs de tuer des loups lors de battues au grand gibier.

Six semaines d'interruption

La préfecture des Alpes-Maritimes a dû cesser immédiatement cesser d'autoriser ce type de chasse dans les 7 zones qui avaient fait, à la mi-septembre, l'objet de cette autorisation inédite. Jusqu'alors les opérations de "tirs de prélèvements" de loups se faisaient sous la supervision de fonctionnaires de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), éventuellement avec l'aide de chasseurs bénévoles formés.

Mais face à la difficulté de réduire la population de loups dans le département de France le plus touché par des attaques de troupeaux, la préfecture avait autorisé pour la première fois à la mi-septembre les chasseurs à tirer sur des loups lors de battues au grand gibier, dans des zones de chasse très précises.

Deux loups déjà tués lors de battues au grand gibier

Dans ce cadre, des chasseurs avaient tué un loup et une louve, au grand dam de 3 associations écologistes qui avaient immédiatement saisi le tribunal en référé pour mettre fin à cette autorisation préfectorale.
Metronews indique que "les nouveaux arrêtés préfectoraux devraient notamment définir plus précisément leurs périmètres dans lesquels les "prélèvements" seront autorisés".

Trois arrêtés toujours valables

Le 31 octobre, le Tribunal Administratif de Nice a également suspendu par voie de référé deux arrêtés préfectoraux autorisant le prélèvement de loups : un dans les Pré-Alpes, l'autre dans la Roya (arrêtés "classiques" prévoyant la présence d'agents de l'ONCFS et de chasseurs, les battues de chasseurs étant déjà interdites)
Raison invoquée : certaines communes inscrites dans ces arrêtés n'auraient pas subi de dégats significatifs liés à la présence du loup.

Des opérations de prélèvements en cours dans les Pré-Alpes ont été interrompues, en revanche, trois autres arrêtés sont toujours valables. Ils concernent le Haut-Var (Villeneuve d'Entraunes, Daluis), la Haute-Vésubie (Belvedere, Saint-Martin) et la Haute-Tinée (Sainte-Etienne-de-Tinée, Saint-Dalmas, Isola)
L'Etat a autorisé cette année le prélèvement de 24 loups. quatre ont été tués dans les Alpes-maritimes (dont deux par des chasseurs). 1 en Savoie.

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
loup environnement écologie