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Des étudiants dans la rue contre le CLESI, une école privée implantée près de Toulon

Plusieurs centaines d'étudiants dentistes, orthophonistes et kinésithérapeutes ont manifesté vendredi à Paris pour exiger la fermeture d'une école privée à la formation "opaque" qui contourne le numerus clausus, ouverte à Toulon et Béziers. 

Par Olivier Le Creurer avec l'AFP

"Clesi, fermeture immédiate!", demandaient des manifestants en blouse blanche, en référence au centre libre d'enseignement supérieur international, implanté dans le Var et dans l'Hérault. Ces deux antennes françaises du centre universitaire portugais Fernando-Pessoa, qui délivre un diplôme portugais valable dans l'Union européenne, ont ouvert en 2012 à Toulon et 2013 à Béziers. Elles dispensent des formations diplômantes en pharmacie, odontologie, psychomotricité, orthophonie, kinésithérapie. Elles accueillent par exemple une centaine d'étudiants dentistes pour une inscription annuelle de 9.500 euros.


"Echappe à tout contrôle ministériel"

Mais la formation y est faite "par les pairs", "de façon artisanale", et "échappe à tout contrôle ministériel", a dénoncé Alexandre Hajjar, président de l'union nationale des étudiants en chirurgie dentaire.

"C'est un contournement honteux du numerus clausus car il suffit d'un chèque pour accéder au diplôme" et cela bafoue "l'égalité des chances permise par l'université", estime-t-il.


Le numerus clausus est le quota d'étudiants admis à l'issue de la première année de médecine, commune aux futurs médecins, dentistes et sages-femmes. Il est de 1.200 pour les dentistes.
"Nous voulons obtenir l'arrêté nous permettant d'arrêter le Clesi", dont la règle est "l'opacité et l'ambiguïté", a renchéri Christian Couzinou, président du conseil national de l'ordre des chirurgiens-dentistes, avant la manifestation qui devait rejoindre le ministère de l'Enseignement supérieur et de la recherche. Une délégation devait y être reçue dans l'après-midi.
En juillet, un amendement à la loi relative à l'Enseignement Supérieur et à la Recherche (dite loi Fioraso) visait à limiter l'implantation d'établissements de formation médicale privés, en renforçant les procédures nécessaires à leur ouverture, exigeant notamment un rattachement à un établissement hospitalo-universitaire français.

Mettre en conformité

"Je vais signer très prochainement avec Geneviève Fioraso la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche un arrêté qui obligera les établissements privés à se mettre en conformité dans un délai de six mois avec la loi de juillet 2013 ou à fermer. Et nous ferons en sorte que cette obligation soit appliquée et respectée", a déclaré Marisol Touraine, ministre de la Santé, lors de la convention nationale des professionnels de santé.

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