Des caissières nient toute implication dans la fraude à la double billetterie

Trois des sept caissiers soupçonnées d'avoir fraudé le système de billetterie des musées municipaux de Marseille nient toute implication. La justice leur reproche ainsi qu'au chef du personnel d'avoir utilisé un double système de billetterie entre 2008 et 2010. Le procès s'est ouvert ce lundi matin.

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Trois des six caissières, soupçonnées d'avoir organisé ou participé à un système de double billetterie dans des musées municipaux de Marseille, ont contesté lundi devant le tribunal correctionnel toute implication dans la fraude. Esther Dahan, mise en examen pour "détournements de fonds publics" dans cette affaire mais absente au procès, a contesté, dans une déposition lue par la présidente, avoir joué un rôle dans cette double billetterie, indiquant avoir vu le responsable du personnel, William Santos, "remettre une enveloppe de 2 cm d'épaisseur, de la ville de Marseille, à Vanessa Bossetti", une autre caissière.

La tête pensante

"M. Santos était la tête pensante" du trafic et "tout le monde connaissait le système à Marseille", selon Mme Dahan. Fabila Bahiri, autre caissière, a indiqué ne "pas être impliquée" dans ce système. De l'argent avait toutefois été retrouvé chez elle au cours de l'enquête. Comme les autres caissières, Véronique Decugis a dénoncé un "complot" et expliqué les écarts de caisse importants constatés par les enquêteurs parce qu'"il y avait du monde et qu'il fallait aller vite".


Un système bien rôdé

Le tribunal correctionnel de Marseille juge jusqu'à mardi huit personnes soupçonnées d'avoir organisé ou participé à un système de double billetterie en 2008 et 2009 dans plusieurs musées municipaux. Les huit prévenus ont depuis été mutés dans d'autres services de la ville, notamment funéraires. La justice reproche à six caissières, un caissier et au chef du personnel des musées à l'époque, d'avoir détourné, dans un système "bien rodé", une partie de
la recette d'expositions temporaires, en vendant au plein tarif des billets édités comme gratuits ou en revendant des tickets pour la location d'audio-guides déjà utilisés.

Un préjudice estimé à 342 000 euros

Des dysfonctionnements avaient été mis au jour à la faveur de l'exposition "De la scène au tableau", ouverte du 6 octobre 2009 au 3 janvier 2010 au musée Cantini, au cours de laquelle un pastel d'Edgar Degas, prêté par le musée d'Orsay, avait par ailleurs disparu. Principal mis en cause, William Santos, 59 ans avait reconnu le détournement de 35.000 euros, mais nié être l'organisateur du trafic. Il sera entendu mardi par le tribunal. Après une première estimation très basse, la mairie avait finalement évalué le montant du préjudice financier à plus de 342.000 euros, réclamant également 100.000 euros au titre du "préjudice d'image".
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