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Il y a 22 ans : le drame de Furiani

La pelouse du stade transformée en hôpital à ciel ouvert / © Maxppp
La pelouse du stade transformée en hôpital à ciel ouvert / © Maxppp

C’était le 5 mai 1992, 18 personnes trouvaient la mort dans l'effondrement d'une tribune du stade Armand Cesari de Furiani, juste avant le coup d'envoi du match entre Bastia et l’Olympique de Marseille. La catastrophe faisait également 2357 blessés. 

Par Gilles Guerin

Les images sont encore dans toutes les mémoires. Dix minutes avant le coup d’envoi, la tribune nord s'effondre dans un vacarme assourdissant.
Cette tribune avait été construite à la hâte, quelques jours avant la rencontre pour accueillir des spectateurs supplémentaires.


Une catastrophe prévisible

Mais très vite l’édifice présente des signes inquiétants de fragilité. A tel point que le speaker du stade demande au public de ne pas taper des pieds. En vain. Il est 20h20 la partie haute de la structure métallique cède. Les spectateurs assis en haut font une chute de 15 mètres.

 / © Afp
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Les rescapés, ceux qui ont le plus de chance, tentent d'évacuer les lieux en se frayant un passage dans un enchevêtrement métallique au milieu des cris des blessés. Les premiers secours s'organisent. Coté pelouse, ce qui reste de la tribune est évacué. Le premier bilan fait état d'un mort et de 50 blessés.

 / © Afp
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Les secours sont très vite débordés. Il se pose également un problème dans la prise en charge des blessés car il n'y a qu'une seule route, étroite, pour accéder au stade. Les hôpitaux de l'île sont saturés, l'aéroport de Bastia est réquisitionné pour l'évacuation des blessés vers le continent, notamment vers les hôpitaux de Nice et Marseille. 

Le bilan définitif sera de 18 morts et 2357 blessés.
 

L'arrière de la tribune effondrée / © Maxppp
L'arrière de la tribune effondrée / © Maxppp

 

Les suites judiciaires

L'instruction dure 8 mois, 12 personnes sont renvoyées en correctionnel. Le procès se tient en avril 1993 puis sera suivi en octobre 1995 d'un second procès en appel. 

Des peines allant jusqu'à 24 mois de prison ferme sont prononcées. 

A l'époque, Francois Mitterrand, alors président de la République, avait émis le souhait que plus aucun match ne se déroule en France un 5 mai. 
 

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