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“Air Cocaïne” : le procès de quatre Français repoussé au 1er décembre

Pascal Furet, pilote et Bruno Odos, copilote, lors d'une audience à Saint-Domingue le 3 février 2014 / © ERIKA SANTELICES / AFP
Pascal Furet, pilote et Bruno Odos, copilote, lors d'une audience à Saint-Domingue le 3 février 2014 / © ERIKA SANTELICES / AFP

Le procès de quatre Français, dont deux pilotes, accusés de trafic de drogue après la découverte de 700 kg de cocaïne dans leur avion privé en mars 2013, a été repoussé au 1er décembre par la justice de la République dominicaine.

Par AFP

A l'ouverture du procès devant un tribunal de Saint-Domingue, l'audience a été reportée à la demande de plusieurs avocats de la défense, demandant plus de temps pour étudier le dossier et dénonçant l'absence de certains témoins et d'un interprète français, a indiqué l'avocate Maria Elena Gateraux, qui représente les deux pilotes.

"Nous demandons au tribunal un allongement des délais" pour étudier le dossier, a expliqué Me Gateraux.


En outre, "la convocation de mes clients leur a été adressée à une mauvaise adresse", a-t-elle ajouté.En plus des quatre Français, 10 Dominicains sont également poursuivis dans ce dossier.


Destination: Saint-Tropez

A l'issue de plusieurs audiences préliminaires, la justice les avait renvoyés en juin devant le tribunal, suspendant toutefois leur détention provisoire. Le 20 mars 2013, Pascal Jean Fauret (44 ans), Bruno Odos (54 ans), Alain Castany (67 ans) et Nicolas Pisapia (38 ans) avaient été interpellés sur le tarmac de l'aéroport de la station balnéaire de Punta Cana (est) alors qu'ils s'apprêtaient à décoller à destination de Saint-Tropez (sud de la France) dans cet appareil transportant la cocaïne répartie dans 26 valises.


Vol commercial ou vol privé ?

L'avion, un Falcon 50, appartient à l'homme d'affaires français Alain Afflelou, qui l'avait confié à une société de location (SNTHS). L'enquête avait également conduit à l'arrestation d'une trentaine de Dominicains parmi les services de sécurité de l'aéroport et dans les rangs de la police, notamment. L'avocate des pilotes, MM. Fauret et Odos, plaide leur innocence, arguant qu'ils n'étaient pas informés de la nature des bagages qu'ils transportaient, en vertu de la réglementation aérienne internationale.
Mais le procureur a nié le statut commercial du voyage, affirmant qu'il s'agissait d'un vol privé, et que les deux pilotes, des militaires à la retraite, étaient donc responsables de ce que transportait leur appareil.

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