Festival de Cannes. Les 5 images et infos des discrets engagements autour du conflit israélo-palestinien

Que serait le Festival de Cannes sans des actes engagés et des actions sur le tapis rouge ? A l'heure où le conflit entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza embrase les campus et les réseaux sociaux, les stars présentes au 77e Festival de Cannes préfèrent afficher un soutien discret.

Le tapis rouge prend parfois des airs de vitrine politique. Voici en images et en résumé les actions liées au conflit Israël-Hamas qui cette première semaine ont marqué le 77ᵉ Festival de Cannes. 

Une broche pour Philippe Torreton

Ruban jaune accroché à la veste, l'acteur Philippe Torreton a gravi les marches lors de la soirée d'ouverture. Un symbole en soutien aux quelque 250 personnes prises en otage par le Hamas le 7 octobre. 

Pin's pastèque pour l'actrice Leïla Bekhti

L'actrice Leïla Bekhti, qui a récemment enregistré un message en faveur des enfants de Gaza pour l'Unicef, a arboré mercredi un pin's pastèque, l'un des symboles de la résistance palestinienne.

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Une survivante de l'attaque du Hamas rend hommage aux otages israéliens

Laura Blajman-Kadar, rescapée du massacre perpétré le 7 octobre dernier par les terroristes du Hamas en Israël est venue fouler le tapis rouge, avec une robe ornée de photos. Le monde a ainsi pu voir les visages d’otages encore détenus à Gaza. Une action sous l'écharpe #BringThemHome"les ramener à la maison".

Elle a avancé sur le tapis rouge vêtue d'un manteau avant de le retirer et d'apparaître sur les marches avec une robe jaune affichant des portraits d'otages israéliens.

La couleur jaune est le symbole de la solidarité avec les personnes toujours détenues à Gaza, mais aussi des rescapés des massacres et des parents endeuillés. Laura Blajman-Kadar a survécu aux attaques commises par le Hamas lors du festival de musique Tribe of Nova, à la lisière de la bande de
Gaza. Cette Franco-Israélienne en a tiré un récit, "Croire en la vie" (éd. Robert Laffont), publié en mars. 

Le message d'Omar Sy

Des célébrités comme Omar Sy, membre du jury à Cannes, ont mis en ligne en début de semaine un appel au cessez-le-feu sur Instagram.

Rien ne justifie le meurtre d'enfants, à Gaza. ou n'importe où. Nos dirigeants élus doivent agir MAINTENANT pour sauver des vies et nous faire avancer vers un avenir ancré dans la liberté, la justice, la dignité et la paix pour tous.

Omar Sy, acteur et memebre du jury.

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Des positionnements très discrets quant au conflit israélo-palestinien, au moment où sur TikTok, le hashtag "blockout2024" fait florès et invite les internautes à bloquer les comptes de stars restées silencieuses sur la guerre à Gaza. Beyoncé et Kim Kardashian figurent parmi les cibles de cette  mobilisation propalestinienne et ont déjà perdu des centaines de milliers d'abonnés.

Un documentaire, un film

Ce vendredi, une projection privée du film témoignage monté par le gouvernement et l'armée israélienne sur les massacres du 7 octobre, Bearing Witness, a été programmée par une organisation pro-israélienne. Finalement, projection annulée "pour raisons de sécurité", ont indiqué à l'AFP ses organisateurs.

Ce film, composé d'extraits des caméras et téléphones des assaillants du Hamas et d'images captées par des victimes et des secouristes, avait été diffusé le 14 novembre à l'Assemblée nationale en France. Des projections privées ont déjà eu lieu en marge de sommets comme Davos, selon les organisateurs.

Une discrétion à l'extrême, qui pourrait basculer avec la présentation ce vendredi de La belle de Gaza, documentaire dans le milieu très fermé des femmes transgenres palestiniennes réfugiées à Tel-Aviv. 

Il n'y a aucun film palestinien en compétition. Vers un pays inconnu du réalisateur danois d'origine palestinienne, Mahdi Fleifel, suit deux jeunes cousins palestiniens se retrouvant en Grèce, après avoir fui un camp au Liban. Le film est présenté à la Quinzaine des cinéastes.

Au Marché du film, le plus grand au monde, le pavillon du "film arabe" a déroulé une grande banderole appelant à soutenir l'industrie des territoires occupés ou ses cinéastes en exil. 

Le seul film israélien présenté cette année est le court-métrage d'Amit Vaknin, étudiante en cinéma à l'Université de Tel-Aviv. "It's no time for pop" s'attache à une jeune femme qui refuse de prendre part à des festivités patriotiques.

Le pavillon israélien a été maintenu, sous très haute surveillance, avec un filtrage sécuritaire drastique à l'entrée. 
    

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