Grève "historique" selon les syndicats : de fortes perturbations à prévoir en Côte d'Azur ce mardi

Le 7 mars marque la sixième journée de contestation intersyndicale contre la réforme des retraites du gouvernement. Dans le Var et les Alpes-Maritimes, une forte mobilisation est attendue, notamment dans les transports. On fait le point.

Les syndicats ont promis un "mardi noir". Contre le projet de réforme des retraites du gouvernement, ils appellent ce mardi 7 mars à une nouvelle journée de mobilisation massive pour mettre "la France à l'arrêt". Les départements du Var et des Alpes-Maritimes ne devraient pas être épargnés.

Trafic ferroviaire très perturbé

Dans un préavis de grève commençant ce lundi 6 mars à 19h, la SNCF a indiqué que la circulation des trains serait "très fortement perturbée" mardi. L'ensemble de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur est concernée. Pour les TGV Inoui et Ouigo ainsi que pour les TER, seul 1 train sur 5 devrait rouler. 

Des informations précises sont à retrouver pour chaque ligne sur le site Internet de la SNCF. Celle-ci invite les personnes qui le peuvent à annuler ou reporter leurs déplacements, ainsi qu'à privilégier le télétravail. 

De nombreuses lignes de tramways et de bus à l'arrêt 

En raison de ce mouvement social interprofessionnel, des bus et tramways du réseau Lignes d'Azur ne rouleront pas ce mardi. Le réseau de transport en commun de la Métropole Nice Côte d'Azur a annoncé qu'aucun service n'était prévu sur les lignes de tramway 1, 2 et 3. 

Il en est de même pour les lignes de bus 5, 6, 7, 8, 11, 12, 14, 15, 16, 17, 18, 20, 21, 30, 32, 33, 35, 36, 37, 38, 57, 64, 70, 81, 99 et Cadam Est. Le service public de transport des personnes à mobilité réduite Mobil'Azur sera également à l'arrêt.

Les PARCAZUR (parking RELAIS et parking Vélos) seront fermés, tout comme les agences commerciales de Lignes d'Azur, exceptée celle de Cagnes-sur-Mer.

Toute la journée de mardi, des perturbations sont aussi attendues sur le réseau Zou! et Palm Bus. Les lignes A, 1, 2, Palm Imperial, 25, 27 et Palm Sophia circuleront avec des horaires spécifiques, disponibles ici. Toutes les autres lignes de journée circuleront avec leurs horaires habituels. 

Les bus et bateaux-bus de la métropole Toulon Provence Méditerranée seront eux durement impactés. Sur l'ensemble du réseau, seuls 42% des services seront assurés. Le détail des lignes perturbées ou non assurées se trouve sur ce lien.

Les vols au ralenti

Les turbulences se feront également sentir dans les airs. "Des risques importants de perturbations et annulations de vols sont à prévoir dès le lundi 6 mars au soir et potentiellement jusqu'au mercredi 8 mars" annonce l'aéroport de Nice. L'évolution du trafic et l'état des vols sont à suivre en temps réel sur son site

A noter qu'en raison de l'absence de tramways desservant l'aéroport, des navettes de substitution seront mises à disposition de mardi matin à 4h30 jusqu'à la nuit de mardi à mercredi, afin de rallier les deux terminaux aux parkings de l'aéroport. 

En prévision des mouvements sociaux, la direction générale de l'aviation civile (DGAC) a demandé aux compagnies aériennes, pour les journées des 7 et 8 mars, de réduire leurs programmes de vol de 30% à l'aéroport de Nice. 

Mobilisation attendue dans les écoles et sur les routes

La grève devrait être aussi très suivie dans l'Education nationale. De nombreux élèves pourraient ne pas avoir classe mardi. Des cantines scolaires pourraient aussi être fermées.

Sur les routes, le trafic pourrait être impacté. Des opérations escargots et de blocage sont prévues. Nouveauté de cette sixième journée de mobilisation : l'appel des syndicats de routiers à participer aux rassemblements.

Dans le Var et les Alpes-Maritimes, des manifestations d'envergure sont prévues. A Toulon, celle-ci débutera sur la place de la Liberté à 10h30. Du côté de Nice, le cortège s'élancera du théâtre de Verdure à 10h.  

A l'échelle nationale, les syndicats espèrent mobiliser davantage que le 31 janvier dernier, où 1,27 million de personnes avaient manifesté selon la police, 2,5 millions selon l'intersyndicale.