Les taxis azuréens et monégasques trouvent un accord après des années de rivalité

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Écrit par Sarah Dumeau .

Depuis plusieurs années, les taxis français devaient s'acquitter d'une vignette à 750€ pour prendre et déposer des clients à Monaco. Mais les taxis monégasques, à l'inverse, n'avaient rien à payer pour travailler dans les Alpes-Maritimes... Un deux poids deux mesures sur lequel un accord a finalement été trouvé.

"Maintenant, ça va être chacun chez soi et on verra si cela fonctionne mieux", résume Fabrice Cavallera, président du syndicat des taxis niçois

En effet, un accord a été trouvé le 25 octobre, à l'issue d'une réunion entre le gouvernement monégasque, le préfet des Alpes-Maritimes, le Premier Conseiller à l'Ambassade de France à Monaco et les représentants des taxis maralpins et monégasques. Les Français auront le droit de déposer des clients sur le rocher sans s'acquitter de la vignette, mais ils repartiront à vide. Même système avec les taxis monégasques qui pourront déposer des passagers en France mais pas prendre de nouveaux clients.

Sont concernés les taxis et les VTC, dans lesquels sont inclus les services de grande remise c'est-à-dire des véhicules de standing avec un service plus luxueux et donc, plus onéreux. Les Uber et assimilés ne sont pas concernés, puisqu'ils sont interdits sur le territoire monégasque.

Un système à deux vitesses

Cet accord était nécessaire pour les taxis azuréens, qui protestaient contre le système de vignette depuis de nombreuses années. "Nous devions payer une vignette à hauteur de 750€ par an, ce que les taxis monégasques n'avaient pas besoin de payer et, en plus, le nombre de vignettes était limité à une trentaine par an sur les 1500 taxis maralpins... autant dire que ça faisait léger", explique Fabrice Cavallera.

Cette année, en plus, le gouvernement monégasque avait ajouté une saisonnalité : la vignette n'allait plus être valide que pendant trois mois

Fabrice Cavallera, le président du syndicat des taxis niçois

Il se réjouit de l'accord qui a été trouvé, tout en restant prudent. "Cela va être un essai, entre le 1er janvier et le 31 mars. On verra ensuite si c'est concluant", précise Fabrice Cavallera. 



Au départ, l'essai devait être lancé dès le 1er novembre mais certaines sociétés avaient déjà conclu des contrats jusqu'à la fin de l'année. La décision a donc été prise de repousser l'entrée en vigueur de cette phase de test au 1er janvier 2023.

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