Nice : la Fête du Château bat son plein jusqu’à ce dimanche soir, sous haute sécurité

A la fête du Château aussi, la sécurité est désormais une préoccupation permanente. / © France 3 Côte d'Azur
A la fête du Château aussi, la sécurité est désormais une préoccupation permanente. / © France 3 Côte d'Azur

Annulée l’an dernier faute de budget suffisant pour la sécurité, la traditionnelle fête des communistes se poursuit jusqu’à ce soir à Nice.

Par N.L. édité par M.B.

La première nouveauté cette année à la fête du Château de Nice, ce sont les fouilles à l’entrée. Des vigiles postés à l'entrée, une condition non négociable pour que la fête ait lieu, deux ans après l'attentat de Nice.

Le budget sécurité, c'est 20.000 euros. Trop pour le parti communiste, contraint d'annuler la manifestation l'an dernier. Pour que la fête ait lieu cette année, la ville de Nice a versé une subvention : 15.000 euros, officiellement sans aucune contrepartie.

Cécile Dumas, Secrétaire départementale PCF 06 :

Je ne suis pas attachée à la ville de Nice, les discussions n’ont pas été politiques, elles ont été sur l'organisation de cette fête, et la ville de Nice a joué le jeu.


L'argent a été versé à une association créée pour l'occasion. Il a aussi fallu accepter la présence des forces de l'ordre : dans les allées, les militants croisent des militaires, mais aussi des chiens renifleurs et des policiers.

Sur place, l'homme chargé de gérer les contraintes sécuritaires, c'est Denis Laspesa, membre association "Les ami.e.s de la fête du château". Et il reconnaît que ça n'est pas franchement dans la culture communiste

Jusqu'à présent c’était une grosse fête champêtre où tout était permis et c’était très bien. Sauf que les choses évoluent et que les problèmes de sécurité on est obligés de s’y faire comme tout le monde. Ça veut dire du filtrage, qu’on ne monte pas les voitures à tout bout de champs, ça veut dire qu’on s’organise un peu plus qu’avant, et c’est pas simple.


Bonne nouvelle tout de même, les 5000 bracelets imposés par la préfecture des Alpes-Maritimes pour compter les visiteurs n'auront pas suffi.

REPORTAGE Nathalie Layani, Richard de Silvestro, Katharina Schmid :
 



 

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