Isola 2000 : Christian Estrosi accusé de détournement de biens

Le conflit remonte à 2001, lorsque le Syndicat mixte des stations du Mercantour met fin au contrat de Bernard Riccobono, aménageur de la station de ski Isola 2000. Depuis, Bernard Riccobono revendique la propriété de bâtiments et de terrains de la station. 

La station d'Isola 2000.
La station d'Isola 2000. © D.PARDANAUD / FTV
Le Maire de Nice, Christian Estrosi, Jean-Marie Bogini, maire d'Isola et son premier adjoint sont cités à comparaître pour détournement de biens au tribunal correctionnel de Nice.

Selon les avocats de Bernard Riccobono, ce dernier serait toujours propriétaire de terrains et de bâtiments de la station d'Isola 2000.

Ils sont aujourd'hui occupés et loués par des commerçants sans droits, on demande à ce que la commune procède à l'acquisition au juste prix des immeubles et l'indemnisation pour 20 ans d'occupation.

Explique, Me Julien Turczynski, avocat de Bernard Riccobono.

Rappel des faits : 19 ans de conflit


L'histoire débute en 1995. Bernard Riccobono, imprimeur, acquiert du foncier à la station d'Isola 2000. En 2001, le syndicat mixte des stations du Mercantour (SMSM) résilie le contrat de l'entreprise de Riccobono.

Cette résiliation, s'est-elle faite dans la légalité ?

C'est à cette question que va devoir répondre la justice. 

La date du procès n'est pas encore connue, mais ces accusations sont rejetées par les avocats de la station : 

La commune d'Isola verse au dossier des pièces pour justifier sa propriété. Tant que les tribunaux n'auront pas tranché, Bernard Riccobono ne pourra pas se décréter comme seul et unique propriétaire de ses biens. 

Explique, Me Thibaut Pozzo di Borgo, avocat Syndicat mixte des stations du Mercantour.
 

Le rôle de Christian Estrosi 

En tant que président des stations du Mercantour, Christian Estrosi est cité à comparaître.  C'est-à-dire, qu'il sera jugé en citation directe. Le parcours judiciaire classique est alors court-circuiter.

La citation directe permet de régler une affaire rapidement, sans enquête préliminaire, mais elle peut aussi être dangereuse pour la personne qui porte les accusations.

Il peut être poursuivit pour dénonciation calomnieuse s'il n'apporte pas la ou les preuves de ses accusations. 

Le 30 avril prochain, les protagonistes doivent se retrouver au tribunal pour un premier rendez-vous. 






 
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