Lucien Favre, officiellement nouvel entraineur de l’OGC Nice et présenté à la presse ce lundi

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Situation inédite, alors que Christophe Galtier n’est toujours pas intronisé coach du PSG, c’est bien le technicien helvète Lucien Favre qui a dirigé l’entrainement des Aiglons ce lundi 27 juin, avant d’être présenté à la presse.

Bis repetita. Lucien Favre a retrouvé ce lundi 27 juin l'effectif niçois du Gym. Un club qu’il a bien connu pour l’avoir entrainé pendant deux années. Arrivé en 2016 chez les Rouge et Noir, il retrouve le club azuréen alors que le départ de Christophe Galtier n’est toujours pas officiellement acté.

Le technicien suisse s’est montré pourtant bien à l’heure pour la reprise de l’entrainement ce lundi matin à huis-clos.

Il a conduit la séance, et sa présence a bien été confirmée par le président du club, Jean-Pierre Rivère. Interrogé par un supporteur à la sortie du centre d’entrainement, l’ancien propriétaire du club a répondu "Bien sûr qu’il est là" en parlant de celui qui a occupé le banc niçois entre 2016 et 2018. Ce samedi déjà, nous annoncions le nom du successeur de Christophe Galtier.

Cette arrivée a bien été confirmée par les organes du club. Par communiqué de presse d'abord, mais aussi sur les réseaux sociaux et sur son site internet officiel.

Pour ceux qui en doutaient encore, cette signature a même été immortalisée dans les locaux du club.

"Sa façon de faire évoluer ses équipes nous plait"

Le propriétaire du club, Sir Jim Ratcliffe, a livré une longue lettre pour expliquer ce choix, publiée sur le site de son club peu avant 15 heures ce lundi.

Le Britannique pro-Brexit a fait savoir qu'il souhaite voir le "club reconnu pour son style de jeu et qui, nous l'espérons, pourra être constamment compétitif en France et au niveau européen".

Sir Ratcliffe s'est dit "très heureux d'accueillir Lucien Favre comme entraîneur principal. Un coach expérimenté, qui a rencontré le succès en Bundesliga, mais aussi ici à Nice. Et qui, partout, a suscité respect et admiration. Sa façon de faire évoluer ses équipes nous plait et correspond parfaitement à la vision que nous avons chez INEOS du style de jeu que nous voulons pour l’OGC Nice."

Une intervention qu'il a d'ailleurs ponctuée par un "Issa Nissa !"

Un bilan positif à la tête de Nice

Le club n'a pas manqué de faire l'éloge du bilan de Lucien Favre. Le communiqué de presse stipule qu'à Nice, "le Suisse a décroché une 3e place au terme d’un premier exercice 2016-17 historique, en construisant une équipe au style de jeu lumineux qui empocha 78 points.

Mieux encore, il parle de "l'exploit de sortir l’Ajax l’été suivant, a fait retentir la musique de la Ligue des Champions avant de voyager jusqu’à Moscou en 16e de finale de Ligue Europa. Puis finalement, il a échoué à une petite unité d’une 2ème qualification de rang en Europe, après un championnat 2017-18 moins régulier, où tout s’est joué sur le dernier match à Lyon."

Favre en chiffres

A Nice, c'est une nouvelle saison qui débute sous son mandat d'entraineur. Ancien milieu de terrain, forcé d'arrêter après une grave blessure au genou, Lucien Favre a évolué à Toulouse mais surtout dans plusieurs clubs suisses.

Il finit sa carrière de joueur en 1991 et intègre le FC Echallens, dans le canton de Vaud, limitrophe de la France, au poste d'entraineur, d'abord auprès des jeunes. Il lui faut attendre 1997 pour coacher une équipe pro, en débutant en deuxième division suisse à la tête de l'effectif du Yverdon Sport Football Club. Il enchainera ensuite avec deux poids lourds du championnat helvète, au Servette FC, pendant deux années, avant de coacher le FC Zurich pendant 5 ans. 

Lucien Favre débutera ensuite son ère allemande avec d'abord l'un des clubs de la capitale, le Herta Berlin, puis avec le Borussia Mönchengladbach, avec lequel il sera élu outre-Rhin, à trois reprises, meilleur entraineur de Bundesliga.

Pendant ses deux années passées à Nice, il signe 43 victoires, 23 matches nuls et 33 défaites.

Reste à savoir si ce "retour chez son ex" portera ses fruits. Non loin des terres niçoises, sur le Rocher, le come-back de Leonardo Jardim à la tête de l'AS Monaco avait fait un flop, alors qu'il avait su mener le club de la principauté à la première place du championnat.