Métropole Nice : Polémique autour de 6 millions de subvention au Grand Prix du Castellet

Ce lundi 13 mars, le conseil métropolitain se réunit. Le président de la métropole Nice Côte d'Azur, Christian Estrosi, a mis à l'ordre du jour une subvention de 6 millions d'euros pour le Grand Prix du Castellet. L'opposition grince des dents.

Les belles histoires du dimanche
Découvrez des récits inspirants de solidarité et d'altruisme, et partez à la rencontre de la générosité. Émotions garanties chaque dimanche !
France Télévisions utilise votre adresse e-mail afin de vous envoyer la newsletter "Les belles histoires du dimanche". Vous pouvez vous désinscrire à tout moment via le lien en bas de cette newsletter. Notre politique de confidentialité

Le Grand Prix du Castellet renaît de ses cendres en 2018. Le retour de la Formule 1 dans la région, après 28 ans d'absence, provoque de nombreux satisfecits tout en jetant quelques braises sur la politique locale. Le président de la région Paca et de la Métropole Nice Côte d'Azur, Christian Estrosi, qui a oeuvré pour ce retour de la F1, propose de participer à l'effort public.

Nice-Le Castellet, 170 km

Une subvention de 6 millions d'euros doit être votée -ou non- ce lundi 13 mars au conseil métropolitain. L'opposition, en particulier les Verts et la gauche, s'insurgent. Ils dénoncent l'éloignement de l'événement par rapport à Nice (170 km).

Christian Estrosi met lui en avant les retombées économiques, environ 60 millions selon lui, sur toute la région y compris la Côte d'Azur et Nice. Un groupement d'intérêt public devrait voir le jour dans lequel plusieurs collectivités locales participeront pour soutenir la création de l'événement sportif.
La délibération 0.3 de ce conseil métropolitain s'intitule : "Groupement d'Intérêt Public Grand Prix de France - Le Castellet : Adhésion de la Métropole Nice Côte d'Azur".

Petites phrases qui en disent long

Ce lundi matin, Christian Estrosi s'est exprimé devant les conseillers en ces termes.
"Quand on organise un grand événement sportif, voyez le Paris-Nice, Nice fait la une pendant une semaine. Quand on vient du monde entier pour voir une épreuve sportive, ce sont des réservations que l'on fait pour bénéficier de la destination. Le Castellet, c'est la Côte d'Azur. Les gens n'iront pas dans les quartieres Nord de Marseille pour prolonger leur séjour au delà du Grand Prix."
"Les 7 et 8 avril prochain j'annoncerai ma volonté de recruter des jeunes de l'Ariane, de Bon-Voyage, qui rêvent aussi de bagnole, pour les former à des métiers en lien avec ce secteur. C'est vers tout cela que le groupement d'intérêt public va s'engager".
"Nous ne soutenons pas votre "métropole position" ", a lancé Guillaume Aral, Front national, à l'assemblée métropolitaine.
Du côté des socialistes, Paul Cuturello a choisi l'abstention. "Le retour du Grand Prix de France est une bonne chose. On restaure l'excellence de la filière automobile. C'est important pour l'emploi, y compris dans le secteur circuit du Castellet.
Ca l'est beaucoup moins pour nous (sur la Côte d'Azur, NDLR). 170 km c'est un éloignement réel. Les sommes engagées sont à notre point de vue trop élevées au regard des finances de notre métropole.
"
Fabrice Decoupigny, pour les Verts : "Nous n'avons rien contre le Grand Prix de F1. Pour la métropole niçoise, je ne vois pas l'intéret. Les retombées seront sur le Var et Toulon. Votre rêve nous coûte un peu cher."

La délibération a été votée, malgré trois abstentions et trois votes contre.

Intervenants : Christian Estrosi, président de la région et de la métropole - Fabrice Decoupigny, Elu communautaire NCA-EELV