Nouvelles pistes cyclables à Nice : un référé-liberté pour ordonner leur suppression rejeté

Le comité de défense des quartiers du port et de l’environnement avaient déposé un référé-liberté contre le maire de Nice et président de la Métropole Nice-Côte d’Azur pour "atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d’aller et venir". Une demande rejetée ce 15 juin.

Les nouvelles pistes cyclables de Nice continuent de susciter les débats. Parmi les opposants, les membres du comité de défense des quartiers du port et de l’environnement qui a décidé d'attaquer le maire devant le tribunal administratif.

Par le biais d'un référé-liberté daté du vendredi 12 juin, le comité demande notamment la suspension de l'arrêté municipal concerné et le rétablissement sans délai des conditions de la circulation routière.

Le comité, présidé par Jean-Michel Bidart, argumente : la voie prolongeant la Promenade des Anglais à Nice en direction du Port Lympia, sur laquelle les automobilistes de ne peuvent désormais circuler qu'en direction de l'ouest est classée « route à grande circulation". 

Une vocation qui ne peut, selon lui, être contrarié sans l'intervention du Préfet. Sur Nice, le comité estime qu'il y a ici "atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d’aller et venir".

 Les usagers du domaine routier doivent donc pouvoir se déplacer au moyen d’un véhicule automobile, si tel est leur souhait, sur une voie qui est classée « route à grande circulation ».

est-il précisé dans le document transmis au tribunal administratif de Nice. 

Requête rejetée

La requête du comité de défense des quartiers du port et de l’environnement et de Jean-Michel Bidart a été rejetée par le tribunal administratif le 15 juin dernier.

Selon le tribunal, " les conclusions du comité de défense des quartiers du port et de l’environnement et de M. Bidart tendant à la suspension de l’arrêté du maire de Nice du 11 mai 2020 doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, leurs conclusions à fin d’injonction et celles tendant à l’application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative".

En effet, selon le tribunal « la requête visant au prononcé de mesures d’urgence doit (...) justifier de l’urgence de l’affaire (...) et que la circulation automobile reste possible sur les voies considérées".

Il n'y a pas selon l'ordonnance "d'atteinte à une liberté fondamentale".

Manifestation le 30 mai

Samedi 30 mai, une trentaine de riverains s'étaient réunis rue de la Foresta à Nice pour protester contre les nouveaux aménagements de voiries de la ville. 

La veille, le 29 mai, sur twitter, Christian Estrosi avait expliqué qu'après "une 1ère période d’expérimentation post confinement sur le quartier du Port, offrant une place plus importante aux piétons et vélos, des ajustements vont être appliqués." 

Début mai, il avait annoncé la création de "60 km de pistes de plus d’ici fin du mois de mai, juin". Le réseau cyclable passant de 70 km à 130 km. Selon la Fédération française des Usagers de la Bicyclette, Nice serait classée 10e sur 11 au palmarès des villes françaises cyclables de plus de 200 000 habitants.

 

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