Paris-Nice - La troisième annulation d'étape en 25 ans

L'annulation due à la neige de la troisième étape de Paris-Nice, mercredi, entre Cusset et le Mont Brouilly, dans le centre-est de la France, est la troisième en 25 ans dans l'histoire de la "course au soleil". / © DirectEnergie
L'annulation due à la neige de la troisième étape de Paris-Nice, mercredi, entre Cusset et le Mont Brouilly, dans le centre-est de la France, est la troisième en 25 ans dans l'histoire de la "course au soleil". / © DirectEnergie

L'annulation due à la neige de la troisième étape de Paris-Nice, mercredi, entre Cusset et le Mont Brouilly, dans le centre-est de la France, est la troisième en 25 ans dans l'histoire de la "course au soleil". 4ème étape aujourd'hui à suivre en direct sur notre site à partir de 15h.

Par OLC avec l'AFP

La précédente annulation datait de 2004 quand la neige était tombée sur le parcours et avait provoqué l'arrêt de la quatrième étape entre Roanne et Le Puy-en-Velay. En 1995, les coureurs avaient parcouru 100 kilomètres dans l'étape reliant Clermont-Ferrand à Chalvignac avant de devoir monter dans les véhicules à cause de congères de neige. 

Plus récemment, des étapes ont été raccourcies en raison des conditions météo. Notamment en 2005, quand la neige a réduit le kilométrage de trois étapes et amené les organisateurs à improviser une arrivée à Craponne-sur-Arzon au lieu du Chambon-sur-Lignon. En 2008, le départ de la première étape avait été différé d'Amilly à La Chapelotte, à cause du vent et de la grêle.

"La route était trop glissante et les conditions de sécurité n'étaient plus assurées"

Mercredi, les coureurs ont parcouru près d'une centaine de kilomètres, parfois sous une pluie glaciale, avant d'être autorisés à mettre pied à terre et chercher refuge dans les véhicules voire dans les rares maisons avoisinantes. "La route était trop glissante et les conditions de sécurité n'étaient plus assurées", a déclaré le directeur du Tour, Christian Prudhomme, devant le public présent à l'arrivée.

Pas de contestation

La décision a été prise par le jury des commissaires et les organisateurs de l'épreuve, sans qu'il y ait vraiment contestation malgré l'enjeu de cette étape qui promettait un final très animé et de probables écarts sur les pentes du Mont Brouilly. L'année passée, l'Union cycliste internationale a modifié son règlement afin d'éviter aux coureurs de prendre trop de risques dans des conditions extrêmes. "Il y a eu une amélioration météo après une vingtaine de kilomètres en début d'étape, a expliqué le directeur de course Thierry Gouvenou. Cela nous a donné espoir de passer mais le nuage est resté bloqué au-dessus du col des Echarmeaux, le franchissement du col était blanc".

"Nous comprenons le point de vue des coureurs", a ajouté Thierry Gouvenou, précédemment alerté par plusieurs concurrents (Kristoff, Boom, Hansen) dans la montée. Tout comme la quasi-impossibilité, au vu des conditions, à limiter l'étape au seul final autour du Mont Brouilly.



 

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