Perpétuité requise contre un Géorgien, chef de gang présumé, soupçonné d'avoir tenté d'assassiner un rival à Nice

La réclusion criminelle à perpétuité a été requise mercredi à aix-en-Provence contre le Géorgien Kakhaber Shushanashvili, présenté comme un membre important des "Vory v zakone", un "parrain" de l'espace post-soviétique, accusé d'avoir commandité l'assassinat du chef d'un clan rival.

La cour d'appel d'Aix-en-Provence (archives).
La cour d'appel d'Aix-en-Provence (archives). © France Télévisions
"Kara", comme le surnomment les enquêteurs, est jugé depuis le 9 décembre, soupçonné d'avoir organisé depuis l'Espagne où il résidait la traque de Vladimir Janashia, collecteur de fonds sur la Côte d'Azur au profit de l'organisation criminelle.
    
Après avoir échappé le 14 février 2010 à Nice à une fusillade nourrie, ce dernier avait été abattu le 18 mars 2010 dans une cité de Marseille. La même peine maximale de réclusion criminelle à perpétuité a été réclamée contre

David Mazanashvili, un céramiste géorgien installé en Grèce, recruté, selon l'avocate générale Marie-Laure Ferrier, "pour venir tuer sur commande".
    
Ce dernier n'est jugé que pour la tentative d'assassinat commise à Nice, ce qu'il conteste affirmant avoir été hospitalisé le jour des faits à l'hôpital Nikaïa du Pirée.

L'avocate générale s'est appuyée sur les écoutes de Kakhaber Shushanashvili, surveillé à l'époque par les polices allemandes et espagnoles. L'accusé conteste être l'interlocuteur sur ces interceptions téléphoniques. "J'affirme que ce n'est pas moi", répète M. Shuashanashvili depuis le premier jour de son procès, niant également appartenir à une quelconque organisation criminelle.

"C'est bien lui" , a estimé mercredi l'avocate générale "puisqu'on entend dire c'est Kara",  qu'on l'entend recevoir des voeux pour son anniversaire et celui de ses jumeaux, prendre un rendez-vous médical à son nom et utiliser abondamment un juron un peu particulier : "Que je sois un fils de pute!".
    
Des condamnations allant de deux à huit ans de prison ont aussi été réclamées contre trois Géorgiens installés à Nice et un Azerbaïdjanais qui ne s'est pas présenté devant la cour d'assises, tous quatre jugés pour association de malfaiteurs.

Le verdict est attendu vendredi.
 
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