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Prière de l’Aïd à Nice : Philippe Vardon saisit le tribunal administratif

La prière organisée sur le parking du Théâtre Lino Ventura avait rassemblé près de 1.000 fidèles musulmans. / © Twitter/cestrosi
La prière organisée sur le parking du Théâtre Lino Ventura avait rassemblé près de 1.000 fidèles musulmans. / © Twitter/cestrosi

Le représentant du Rassemblement national à Nice a déposé un recours pour excès de pouvoir contre l’arrêté municipal qui offrait le Théâtre Lino Ventura à l’Union des musulmans des Alpes-Maritimes le 15 juin dernier.

Par Michel Bernouin

L’affaire de la "prière de rue" sur le parking du Théâtre Lino Ventura, qui avait réuni près de 1.000 fidèles musulmans à l’occasion de la fête de l’Aïd el Fitr le 15 juin dernier, va se poursuivre en justice.

Le conseiller régional Paca d’opposition et représentant du Rassemblement national (RN) à Nice, Philippe Vardon, vient d’annoncer qu’il avait déposé le 10 août un "recours pour excès de pouvoir" contre l’arrêté municipal qui offrait le Théâtre Lino Ventura à l’Union des musulmans des Alpes-Maritimes.

L’arrêté municipal du 13 juin 2018, autorisait l’Union des musulmans des Alpes-Maritimes à occuper le théâtre Lino Ventura le 15 juin de 7 heures à 11 heures. Sans plus de précision.
 

L’objet de la mise à disposition n’est pas mentionné dans l’arrêté' souligne Philippe Vardon.


Le document indique en revanche que la mise à disposition de la salle au bénéfice d’une "association non culturelle", pour une manifestation "ouverte au public", "sans billetterie" et "sans prestation associée". Autant de conditions qui, selon l’arrêté, "ouvrent droit à la gratuité de l’occupation sollicitée".
 
Fac-similé de l'arrêté municipal du 13 juin 2018.
Fac-similé de l'arrêté municipal du 13 juin 2018.

 

Cela s’apparente à une subvention du culte. C’est sur ce fondement que nous avions fait annuler le bail de la mosquée de la rue de Suisse.


Sollicité par France 3 Côte d'Azur, la Ville de Nice répond qu'elle "considère qu’il lui appartient de permettre l’expression des différents cultes notamment lors des fêtes traditionnelles. Elle le fait pour les fêtes traditionnelles catholiques, juives ou musulmanes lorsqu’on lui demande. C’est cette ouverture qui permet d’être intraitable sur les prières de rue qui ne sont pas acceptables".

Pour l’heure, la date de l’audience n’a pas été fixée. Le tribunal administratif se penchera en revanche, le 18 septembre, sur le cas de la mosquée de l’avenue Pontremoli à Nice Ouest. La ville de Nice réclame l’annulation de la déclaration d’utilité publique de son projet de création d’une crèche en lieu et place de la salle de prière musulmane.


 

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