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Solidarité: Alex Thomson saint Bernard des mers de Jean-Pierre Dick

Alex Thomson la grande classe! On s'étonnait de voir le navigateur anglais resté en retrait du niçois alors qu'il était plus rapide. En fait, Thomson a décidé de rester au plus près de Dick depuis la perte de sa quille. Une surveillance rapprochée bienvenue.
Depuis la perte de sa quille, Jean-Pierre Dick navigue dans des conditions très délicates
Depuis la perte de sa quille, Jean-Pierre Dick navigue dans des conditions très délicates © JEAN MARIE LIOT / DPPI - AERIAL VIEW
Le message est arrivé au PC course en début de soirée et tout est devenu très clair. Alex Thomson a expliqué son attitude: "J’ai désormais de vraies conditions dignes de l’Atlantique Nord, le vent est froid et la mer est à nouveau très agitée. Ces derniers jours, je me suis fait du souci pour Jean-Pierre Dick, qui navigue sans sa quille. Je devrais idéalement être plus au nord et à l’ouest que ma trajectoire actuelle pour prendre directement le chemin des Sables d’Olonne. Mais j’ai décidé de changer de trajectoire ce matin quand j’ai vu les conditions afin de rester aux côtés de Jean-Pierre jusqu’à ce qu’il en sache suffisamment sur son bateau pour prendre une décision au sujet de la suite à donner à sa course.


"Si j'étais à sa place, je serais bien content que quelqu'un surveille mes arrières"

Un front va nous dépasser, Jean-Pierre et moi, cette nuit ou demain matin et je veux rester à proximité de Virbac Paprec 3 car il va y avoir beaucoup de vent et je veux être sûr qu’il ait quelqu’un à proximité en cas de problème. JP est un excellent marin et j’ai totalement confiance en ses capacités à naviguer comme il le souhaite en toute sécurité. Mais je sais aussi que si j’étais à sa place, je serais bien content que quelqu’un surveille mes arrières quand les vents sont aussi forts que ceux qui nous attendent.

"S'il a le moindre problème, je ferai de mon mieux pour l'aider"

A aucun moment il ne m’a demandé de lui prêter assistance mais je ne veux pas continuer ma route et le laisser avant d’être certain que son choix est fait. Pour moi, la situation est très simple Si il a le moindre problème, je ferai de mon mieux pour l’aider et ce soir, une fois que le plus dur sera derrière lui au niveau de la météo et que je saurai que lui et le bateau vont bien, s’il décide de continuer, je reprendrai ma trajectoire initiale. Je ne veux pas être trop loin de lui au cas où quelque chose lui arriverait à cause des vents violents qui arrivent sur nous avant qu’il n’ait pu prendre sa décision."

Jean-Pierre Dick a remercié chaleureusement le navigateur anglais:


Dick et Thomson sont à 800 miles de l'arrivée aux Sables d'Olonne et naviguent aux large des Açores. 


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