L'UNI Aix-Marseille dénonce l'agression de son responsable par "l'extrême gauche" en plein amphithéâtre

L'association dénonce "l'agression" de son responsable au milieu de l'amphithéâtre de droit de la faculté d'Aix-Marseille, mardi 21 mars, par une vingtaine d'étudiants membres d'autres associations.

L'UNI Aix-Marseille, association de la droite étudiante, a dénoncé mardi 21 mars les "agissements des associations sauvages", dans l'enceinte la faculté de droit à Aix-en-Provence. Le responsable de l'UNI aurait été agressé par une vingtaine d'étudiants. Dans un premier communiqué, l'UNI évoque les agissements de membres de l'Unef, du Comité Poing levé ou encore du Comité de lutte, en plein amphithéâtre Mistral, dans un contexte de mobilisation étudiante contre la réforme des retraites.

"Ces associations (...) se sont réunies aujourd'hui pour faire irruption dans les amphithéâtres et interrompre les cours de l'université évidemment sans autorisation", peut-on lire dans un communiqué de l'UNI partagé sur Twitter.

"Coups", "insultes" et "menaces de mort"

Le responsable de l'UNI aurait alors pris la parole pour s'opposer à leurs agissements, leur demandant de quitter la salle.

"Certains militants l'ont pris à partie en assenant des coups et en tentant de le faire sortir violemment de l'amphithéâtre, le tout couvert d'insultes et de menaces de mort telles que 'Mort à l'UNI' ou 'UNI facho'."

UNI Aix-Marseille

Communiqué

Des vidéos ont été publiées par l'UNI :

"J'ai reçu des coups au niveau des hanches, des genoux. Ils me poussaient pour m'éjecter de l'amphithéâtre", témoigne Yann Soltermann, responsable de l'Uni Aix-Marseille. Les responsables de l'altercation seraient des militants issus de la faculté de Lettres. 

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Altercation entre le président de l'UNI Aix-Marseille et des militants à la faculté de droit d'Aix-en-Provence ©DR

L'association déclare avoir déposé plainte contre certains membres des bureaux respectifs de ces associations. "Les enquêteurs vont donner suite en caractérisant l'acte de violence en réunion", indique Yann Soltermann. 

"L'UNI Aix-Marseille réclame une réaction et des sanctions à l'encontre des groupes et individus en cause de la part de l'Université d'Aix-Marseille avant que ces actes ne deviennent la norme et que la violence ne s'implante durablement."

Tous les cours de cette journée du 23 mars ont été placés en distanciel. La raison invoquée : le mouvement social. "C'est céder à la pression de ces militants", Yann Soltermann. 

L'Unef veut porter plainte en diffamation

Contactée, l'Unef assure qu'aucun membre de son association n'a participé à ces agressions. "La police est au courant." "C'est un communiqué de presse diffamatoire", déclare l'un des représentants.

"Nous leur avons demandé de retirer l'Unef du communiqué. S'ils ne l'ont pas fait avant lundi prochain, nous porterons plainte en diffamation." 

"Ils essaient de se victimiser pour attirer l'attention. Mais la priorité, c'est de lutter contre la casse démocratique faite par Emmanuel Macron et les membres d'En Marche en gouvernant le pays à coup de 49.3."

Nouveau communiqué de presse de l'UNI

Dans un nouveau communiqué intitulé "Prise en otage de l'Université et agression violente de l'extrême gauche", que nous nous sommes procurés ce jeudi 23 mars, l'UNI a retiré l'implication des membres de l'UNEF.

Elle ajoute également, que depuis le mercredi 22 mars, les militants impliqués dans l'"agression" auraient investi "un des plus grands amphithéâtres" de la Faculté ALLSH d'Aix-en-Provence, et seraient restés pour "occuper les lieux" toute la nuit. 

L'UNI craint le blocage intégral de la faculté cette nuit, mercredi 23 mars.

Réactions des élus

La députée du Rassemblement national des Bouches-du-Rhône, Gisèle Lelouis, a réagi sur Twitter, apportant son soutien à l'UNI. 

Soutien également du côté de Stanislas Rigault, président de Génération Z, le mouvement des jeunes avec Zemmour :