"Ça commence très fort et plus tôt que d'habitude" : cinq questions sur l'alerte rouge aux pollens de cyprès

La Méditerranée est passée en "alerte rouge" pour les pollens des arbres de la famille des cyprès, ce qui peut déclencher d'importantes réactions allergiques.

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Cyprès, genévriers, thuyas... Depuis deux semaines, le pourtour méditerranéen est passé en alerte rouge pour les pollens de plusieurs arbres en pleine floraison, alerte le Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA).

Comment distinguer l'allergie du rhume ? Comment se soulager ? Pourquoi est-ce que le nombre de personnes allergiques augmente, et pourquoi est-ce que le changement climatique risque d'aggraver les réactions ? 

Quels sont les pollens qui donnent des allergies en ce moment ?

Depuis le 20 janvier, "le pourtour méditerranéen est passé en 'alerte rouge' pour les pollens de la famille des cyprès, qui comprend aussi les genévriers et les thuyas. Ces arbres sont en pleine floraison", explique Samuel Monnier, ingénieur au Réseau national de surveillance aérobiologique. En clair, ce niveau d'alerte signifie que même les personnes faiblement allergiques risquent d'avoir des symptômes (éternuements, démangeaisons, conjonctivite...). 

Les pollens des frênes, des noisetiers et des aulnes peuvent également déclencher des réactions, même si le niveau d'alerte (moyen pour les premiers, faible pour les deux autres) est moins élevé. 

Comment distinguer l'allergie du rhume ?

En plein hiver, un éternuement peut aussi bien être lié à une allergie qu'à un rhume. Mais certains signes ne trompent pas : "L'allergie gratte et le liquide qui coule du nez va rester clair, tandis qu'il devient rapidement plus jaune et épais en cas de rhume. Par ailleurs, une réaction allergique ne provoque ni courbature, ni fièvre", détaille Yann-Patrick Massebie, allergologue à La-Seyne-sur-Mer, dans le Var. En cas de doute, il ne faut pas hésiter à consulter un ou une professionnelle pour réaliser un test. 

Quels sont les bons gestes à adopter pour limiter les réactions ?

Pour diminuer les symptômes, le docteur Yann-Patrick Massebie recommande de "ne pas trop s'exposer, d'éviter de sortir, d'étendre du linge ou d'aérer quand il y a beaucoup de vent, si c'est possible". Après une randonnée ou une promenade en plein air, "se laver les cheveux permet d'éliminer les pollens". Enfin, les traitements antihistaminiques aident à calmer les réactions les plus importantes.

 Pourquoi est-ce que le changement climatique risque de favoriser les allergies ?

 Il est normal d'avoir des allergies en ce moment : "Février correspond à la période traditionnelle de floraison des arbres de la famille des cyprès", expose Samuel Monnier. Mais cette année, "ça commence très fort, et un plus tôt que d'habitude, en lien avec la hausse des températures. En 2023, l'alerte rouge avait démarré dix jours plus tard à Marseille", poursuit l'ingénieur.

De manière générale, le changement climatique "avance le calendrier : les allergies au pollen pariétaire démarrent en février alors qu'avant, c'était en avril". Dans ce contexte, même les personnes qui ne souffrent pas d'allergies risquent davantage d'en développer "en raison d'une exposition aux pollens plus importante", conclut Samuel Monnier.

Quelles sont les autres raisons pour lesquelles de plus en plus de gens sont allergiques ?

La fréquence de la rhinite allergique a été multipliée "par quatre au cours des trois dernières décennies" : désormais, elle affecte plus de 25% de la population en France, selon l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). De façon plus préoccupante, 50% de la population mondiale sera allergique d’ici 2050, contre 25 à 30% aujourd’hui, d'après l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

Outre le changement climatique, plusieurs facteurs concourrent à ce phénomène, comme le manque d’exposition aux agents allergènes de l’environnement au quotidien ou à l'inverse celle à des polluants chimiques ou à des moisissures.

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