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Le manifestant renversé par une voiture à Fos-sur-Mer est toujours dans le coma

"Un camarade entre la vie et la mort", c'est comme cela que Philippe Martinez a évoqué le manifestant qui a été renversé par un automobiliste à un barrage filtrant à Fos-sur-Mer jeudi dernier. Le conducteur était poursuivi par une centaine de manifestants quand il a percuté l'un d'entre eux.
L'enquête se poursuit sur les circonstances dans lesquelles un manifestant contre la loi travail a été sérieusement blessé le 26 mai à Fos-sur-Mer
(Bouches-du-Rhône) par une voiture ayant forcé un barrage CGT. La victime, âgée de 51 ans, était mardi "toujours dans le coma", a indiqué à l'AFP
un représentant local de la CGT, dont le leader Philippe Martinez avait auparavant évoqué à Rennes un "camarade (...) entre la vie et la mort".
"Il n'y a pas au d'évolution" de son état, a confirmé de son côté le parquet d'Aix-en-Provence qui a ouvert une enquête sur les faits.

La garde à vue du conducteur levée

Le chauffeur du véhicule en cause, âgé de 25 ans, avait pris la fuite avant de se rendre au commissariat de Martigues où il avait été placé en garde à vue, avait indiqué une source policière. Sa garde à vue a été levée vendredi.

L'enquête se poursuit, nous attendons de pouvoir entendre la victime"


a ajouté le parquet d'Aix-en-Provence précisant que l'accident avait eu lieu "dans des circonstances particulières alors qu'une centaine de manifestants poursuivaient le véhicule".

Un chauffeur de poids lourd sous contrôle judiciaire 

Un autre incident avait eu lieu le même jour à Vitrolles (Bouches-du-Rhône), où un chauffeur de poids lourd avait forcé un barrage et légèrement blessé deux manifestants de la CGT. Placé sous contrôle judiciaire, il doit comparaître le 23 juin devant le tribunal correctionnel pour "violences volontaires avec arme", a indiqué le parquet. La justice a par ailleurs ouvert une autre enquête contre X dans cette affaire, les manifestants s'en étant violemment pris à ce chauffeur, qui avait été hospitalisé durant 24 heures, avant de saccager une partie du camion, selon le parquet.
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