Gardanne : Roger Meï largement en tête au 1er tour

La liste du maire sortant communiste Roger Meï a obtenu près de 42% des suffrages dimanche 12 juillet lors du premier tour de l'élection municipale partielle de Gardanne (Bouches-du-Rhône). Le scrutin de mars 2014 avait été invalidé par le Conseil d'Etat.

Roger Meï, 80 ans, est maire de Gardanne depuis 1977 et a des chances de le rester si le second tour de dimanche prochain (19 juillet) lui est  est aussi favorable. En effet, l'élu communiste a obtenu hier dimanche 12 juillet près de 42 % des suffrages, contre 32 % à son principal adversaire, Jean-Brice Garella (divers gauche / UDI). La liste Front national menée par Clément Lepoittevin a recueilli 12,26 % des voix et celle PS/EELV conduite par le député François-Michel Lambert 7,34%.Le second tour sera donc une triangulaire. A noter tout de même : un taux de participation faible, 16% à midi hier dans cette commune de 20 000 habitants située entre Marseille et Aix-en-Provence.

 


Pourquoi le scrutin a-t-il été invalidé ?

Le Conseil d'Etat avait confirmé le 9 juin l'annulation de l'élection de mars 2014. Roger Meï était arrivé alors au second tour en tête dans une quadrangulaire avec 39,70 % des voix, juste devant son ancien adjoint DVG Jean-Brice Garella (39,01 %), une liste FN et une autre DVD. Son rival de gauche avait demancé l'annulation de l'électon parce que figurait sur la liste du maire sortant Jean-Marc La Piana, un médecin directeur d'un établissement de soins palliatifs à Gardanne, qu'il estimait inéligible, ce que le tribunal a reconnu. La justice a en effet estimé que le domicile de M. La Piana à Gardanne était fictif, qu'il habitait en réalité Aix-en-Provence et "n'était pas inscrit au rôle des contributions directes" de la commune, autrement dit il ne payait pas d'impôts. Or, avait estimé le tribunal administratif de Marseille, la notoriété de cet homme est "de nature à influencer le vote de certaines catégories d'électeurs" et donc, au regard du gaible écart séparant les deux candidats, "de nature à altérer la sincérité du scrutin". Le Conseil d'Etat avait repris ces arguments.