Incendie à Auriol : chiens, lapins, poney et une trentaine de personnes évacuées

Le feu de Auriol est fixé ce mercredi matin mais reste actif, nourri par un vent violent, indiquent les pompiers. Par précaution, les habitants d'un quartier ont été évacués ce mercredi matin. Et leurs animaux aussi. 

Anne-Marie est inquiète. Mercredi en fin d'après-midi les pompiers lui ont demandé d'évacuer en urgence sa maison, dans les collines d'Auriol.

L'incendie qui s'est déclaré dans l'après-midi dans la commune voisine s'approchait dangereusement de son quartier.

"On a pu évacuer les animaux, le chien, les lapins, le poney... mais le chat était à l’extérieur on n’a pas pu le récupérer". Son quartier, Trace-Bouc, est le seul secteur habité encore menacé par l'incendie ce mercredi matin.

Au plus fort du feu, 150 habitants de la commune d'Auriol ont trouvé refuge dans le gymnase mis à disposition par la mairie.

"J’habitais à Saint-Maximin dans mon enfance. On était toujours prêts à partir avec les valises, donc ça ne m’impressionne pas plus que ça", relativise un habitant.

Il a été prévenu de l'incendie par son mari alors qu'il rentrait du travail, à Marseille. Il s'est directement dirigé vers le gymnase. "On est en sécurité. On a les papiers, les chiens, les ordis… le reste c’est que du matériel", souffle-t-il.

Trouver refuge chez des amis

Au cours de la nuit, tous les habitants évacués ont pu quitter le gymnase. Certains ont été autorisés par les pompiers à regagner leur domicile.

Mais une trentaine de personnes doit encore rester à l'abri, indique la maire d'Auriol, Véronique Miquelly.

"Ils ont pu aller chez des amis ou dans la famille, c'est plus humain. J'en ai quelques-uns chez moi". Ils ne pourront pas regagner leur domicile avant ce mercredi après-midi, selon les pompiers.

L'incendie n'avance plus, et le service départemental d'incendie et de secours des Bouches-du-Rhône (Sdis 13) espère sécuriser le feu dans la matinée. En espérant que le fort Mistral encore annoncé ne vienne jouer les troubles fêtes.

Les flammes sont toujours actives sur le flanc gauche de l'incendie. Il faudra plusieurs jours de travail pour en venir à bout, sur une crête difficile d'accès. À cela s'ajoutent les fumées épaisses qui compliquent la tâche des hommes du feu.

Deux d'entre eux ont d'ailleurs eu très peur cette nuit. Aveuglés par les émanations de l'incendie, ils se sont perdus pendant une quinzaine de minutes. Ils ont heureusement pu rejoindre leur véhicules sains et saufs.

Pour l'heure, aucun dégat grave n'est à signaler. "Les maisons ont été préservées car les terrains étaient propres, analyse Véronique Miquelly. Si le debroussaillage n’avait pas été fait elles auraient brûlé".

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