Tuerie d'Istres : la douleur des familles des victimes

Le verdict est attendu en fin de semaine à la cour d'assises des Bouches-du-Rhône.
Le verdict est attendu en fin de semaine à la cour d'assises des Bouches-du-Rhône.

Au 5e jour de l'auteur de la tuerie d'Istres, les familles des trois victimes abattues par Karl Rose ce 25 avril 2013 sont venues à la barre ce mardi livrer de poignants témoignages. Le verdict est attendu vendredi. 

Par Matthias Julliand

Trois noms : Serge Shorjian, 45 ans ; Pierre Tanneux, 60 ans ; Patrice Martinez, 36 ans. Trois noms dont le souvenir a été omniprésent mardi 10 janvier dans l'enceinte de la salle de la cour d'assises des Bouches-du-Rhône à Aix-en-Provence.

A la barre, familles et proches ont livré des témoignages bouleversants, partageant souvenirs autour de l'être perdu et douleurs du deuil.

Une tuerie au hasard


Le 25 avril 2013, alors âgé de 19 ans, Karl Rose, après une banale dispute avec son père, était allé déterrer une kalachnikov qu'il avait achetée sur internet et remise en état, et avait abattu trois personnes et blessé une quatrième au hasard dans les rues d'Istres, avant de se rendre.

Pas d'abolition du discernement


Le psychiatre, qui a évalué avec un confrère à deux reprises en 2013 et 2014, Karl Rose, écarte toute maladie mentale, toute "psychopathie", "perversité" ou tout "trouble anxieux majeur". Il a en revanche perçu des "signes en faveur d'un trouble de personnalité (...) de nature schyzoïde" (détachement par rapport aux relations sociales, ndlr) chez l'accusé, qui dispose par ailleurs "d'un niveau verbal plutôt supérieur à la normale".

"On ne parle pas d'abolition du discernement", assure-t-il. "Il y a une atteinte de la perception (...) pour autant il n'y a pas d'atteinte intellectuelle. Il était capable de savoir que ce qu'il faisait était violent et il pouvait se déterminer."

Karl Rose encourt la perpétuité. Les réquisitions devraient avoir lieu jeudi. Le verdict lui est attendu en fin de semaine.

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