15 métiers n'arrivent pas à recruter dans la région

Le métier de boucher est identifié comme l'un de ceux qui connaissent de fortes tensions structurelles sur 10 ans. / © Maxppp/Vincent Isore
Le métier de boucher est identifié comme l'un de ceux qui connaissent de fortes tensions structurelles sur 10 ans. / © Maxppp/Vincent Isore

Boucher, cuisinier, infirmier, ... Selon une étude réalisée par l'observatoire régional de l'emploi et de la formation Paca et Pôle Emploi, 54 métiers sont en fortes tensions dans la région, et dans un grand nombre, les employeurs expriment des difficultés à recruter.

Par Annie Vergnenegre

Le nombre d’emplois non pourvus en Paca est estimé à 20 000. De nombreux employeurs expriment des difficultés à recruter alors quand dans le même temps plus de 300 000 personnes cherchent un emploi, selon l'observatoire régional de l'emploi et de la formation Paca qui a réalisé avec Pôle Emploi cette étude commanditée par la région. 


15 métiers prioritaires


L'organisme liste ainsi 54 métiers en tension dans la région. En clair, pour ces métiers, il y a plus d'offres d’emploi que de demandes.

15 corps de métier sont même jugés prioritaires, car en tensions structurelles fortes au cours 10 dernières années sur le marché du travail régional avec des difficultés à recruter exprimées par les employeurs : 
► Bouchers
► Chaudronniers, tôliers, traceurs, serruriers, métaliers, forgerons
► Cuisiniers
► Dessinateurs en BTP
► Dessinateurs en mécanique et travail des métaux
► Infirmiers
► Ingénieurs et cadres d’étude, recherche et développement en informatique, chefs de projet informatique
► Ouvriers qualifiés travaillant par enlèvement de métal
► Représentants auprès des particuliers
► Surveillants d’établissements scolaires
► Techniciens et agents de maîtrise de la maintenance et de l’environnement
► Techniciens et chargés d’étude du BTP
► Techniciens d’étude et de développement en informatique
► Techniciens des services comptables et financiers
►Télévendeurs

Si on prend l'exemple de boucher identifié comme un métier en tension structurelle forte sur dix ans, l'étude souligne qu'il "cumule, par ailleurs, des tensions conjoncturelles en particulier dans les départements alpins, et des difficultés de recrutement, pressenties par les employeurs interrogés en 2016 sur leurs intentions d’embauche". L'observatoire des métiers pointe notamment un "très faible volume de formés", des "professionnels vieillissants" et "une forte rotation de la main d'oeuvre". L'étude précise qu'en 2015, 625 offres d'emplois ont été enregistrées et 5 % retirées faute de candidats (contre 2 %  tous métiers).


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