Covid : 4 points pour comprendre pourquoi les Bouches-du-Rhône restent sous la menace d'un confinement localisé

Si le niveau de circulation virale reste élevé et toujours supérieur au niveau national, dans les Bouches-du-Rhône les taux d'incidence et de positivité sont stables. Pour autant, la progression des variants est en augmentation constante dans ce département. La situation en 4 points. 

Illustration. Contrôle de police sur une plage à Marseille pendant le confinement d'octobre 2020.
Illustration. Contrôle de police sur une plage à Marseille pendant le confinement d'octobre 2020. © Frédéric SPEICH / MaxPPP

Face à la progression des variants plus contagieux du coronavirus, le gouvernement a instauré des confinements localisés le week-end sur tout le littoral des Alpes-Maritimes et pour la communauté urbaine de Dunkerque.

Le taux d'incidence du Covid-19 a dépassé le millier de cas pour 100.000 habitants dans l'agglomération de Dunkerque.

Il a également placé 20 départements sous surveillance accrue, avec la possibilité d'y prendre les mêmes mesures. Les Bouches-du-Rhône et le Var font partie des départements ciblés.

À la veille du nouveau Conseil de défense sanitaire ce mercredi, le gouvernement travaille sur des mesures très ciblées, comme un confinement le weekend, dans les métropoles des vingt départements placés sous étroite surveillance depuis la semaine dernière.

A Marseille par exemple, les marins-pompiers font état d'un taux de circulation du coronavirus plutôt stable même si "la part des variants semble à la hausse".

Et justement, la progression des variants est attentivement suivie par les autorités sanitaires. La part de ces variants (anglais, sud-africain ou brésilien) continue de progresser en Paca, selon l'Ars. C'est elle qui pourrait décider les préfets et les élus locaux à prendre de nouvelles mesures.

Plus particulièrement la part du variant britannique cristallise les inquiétudes. Le pourcentage de 20H/501Y.V1 parmi les prélèvements positifs testés est en augmentation constante en Paca, passant de 18% fin janvier à 53% trois semaines plus tard.   

Même si les variants 20H/501Y.V2 (sud-africain) ou 20H/501Y.V3 (brésilien) restent encore très minoritaires en Paca, ils sont plus fréquents dans les Bouches-du-Rhône, selon l'Ars Paca.

Au chapitre des bons indicateurs, les taux d'incidence et de positivité globalement stables.

Dans les Bouches-du-Rhône, le taux d'incidence est en légère baisse (336 cas pour 100.000 habitants) et le taux de positivité tourne autour des 6,5% alors que ces deux indicateurs sont en hausse dans le Var.

Le nombre quotidien de nouvelles admissions en hospitalisation et en réanimation déclarées en 24 heures, semble lui aussi être stable selon les données de Santé Publique France. De quoi indiquer que si les variants circulent, la contagion semble contenue.

 

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