Décès de Vincent Desombre, journaliste, réalisateur, écrivain et auteur marseillais

Vincent Desombre était un auteur réalisateur à Marseille. Il aidait aussi les étudiants boursiers candidats aux concours d'écoles de journalisme de façon bénévole. Et il avait créé un réseau pour fabriquer des masques en tissus pour les plus démunis.

Dès le début du confinement, Vincent Desombre avait lancé un réseau d'entraide pour fabriquer des masques pour les plus démunis.
Dès le début du confinement, Vincent Desombre avait lancé un réseau d'entraide pour fabriquer des masques pour les plus démunis. © FTV
"Ce qui me plaît dans mon métier, c’est la rencontre avec les gens". Vincent Desombre allait vers les autres avec sa caméra et avec son coeur.

Né en 1966 à Tours, installé à Marseille la fin des années 90, il a travaillé comme journaliste d'actualité pendant de nombreuses années avant de s'orienter vers des formats plus longs.

Auteur-réalisateur, Vincente Desombre a réalisé plusieurs documentaires pour France Télévisions, comme "Avec ou sans accent", "La fabrique des officiers".

Je parle pointu et pourtant, Marseille est ma ville. J’habite ici depuis plus de 20 ans. Mes enfants y sont nés. Je suis un Marseillais sans l’accent.

Vincent Desombre

Son besoin d'aider les autres l'a poussé à s'impliquer dans "La chance aux concours", une initiative originale pour préparer les étudiants boursiers aux  concours d'entrée des écoles de journalisme. Il était très fier de ses protégés et heureux de participer à cette  aventure "pour plus de diversité dans les médias".

Vincent Desombre a marqué de sa gentissesse et sa bienveillance bon nombre de ses confrères et de jeunes étudiants en journalisme à qui il a tendu la main.

"A vos masques"

Pendant le confinement lié à l'épidémie du Covid, Vincent Desombre a posé sa caméra et en a profité pour se rendre utile auprès des plus démunis. Grâce aux réseaux sociaux, il a réussi à mobiliser les bonnes volontés autour d'une dizaine de couturières pour confectionner des masques en tissu.

Une cinquantaine de masques étaient ainsi fabriqués chaque jour et distribués par des associations dans les quartiers.

Vincent Desombres aimait aussi se servir de sa plume pour raconter des fictions. Son thriller "Maudite soit-elle" avait été sélectionné par le prix du Polar de Cognac.
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